Par Emilie Pelletier et Didier Dubois, CRHA et stratèges en marketing RH chez HRM Groupe

Émilie Pelletier

Didier Dubois

 

 

 

 

 

 

Les médias sociaux sont maintenant des outils essentiels dans le coffre à outils des professionnels en attraction de talents. Parmi ceux-ci, Linkedin a fait sa marque comme étant l’outil de prédilection pour les activités d’attraction, de recrutement et de sourcing. Cependant, on ne sait pas toujours par où commencer, voici notre proposition d’approche en 3 étapes pour améliorer la diffusion de votre marque sur Linkedin.

Consolider votre présence

Linkedin est d’abord et avant tout un réseau professionnel servant en priorité à faciliter les échanges directs entre professionnels. Le premier outil, qui est à notre avis le plus puissant, est le profil individuel. Dans un deuxième temps, Linkedin permet également aux organisations d’accroître leur visibilité en tant qu’employeur grâce aux pages entreprises.

Commençons donc par le profil individuel.

Consolider sa présence sur Linkedin passe donc en premier lieu par une utilisation optimale du profil individuel des représentants de l’organisation (recruteurs, vendeurs ou ambassadeurs, etc.). Chaque employé (collaborateur) peut ainsi utiliser son profil pour contribuer à la communication de l’image de marque employeur. En effet, à chaque fois que l’on sollicite un autre membre Linkedin pour qu’il fasse partie de notre réseau, on peut s’attendre à ce que la personne vienne consulter notre profil et soit ainsi exposée au « branding » que l’on y a intégré. Pour ce faire, on peut tout d’abord utiliser les outils de personnalisation du profil. Parmi ceux-ci, mentionnons l’image d’arrière‑plan qui peut être à l’image de la marque employeur ainsi que la photo de profil qui, elle aussi, peut inclure un élément visuel symbolisant l’organisation. On peut également utiliser l’espace juste en dessous du nom, qui sert à communiquer notre titre professionnel. Après votre titre, vous pouvez intégrer un slogan qui reprend partiellement ou en totalité votre marque employeur (par exemple, certains employés « coordonnées », on peut également communiquer trois liens Web menant à une page spécifique sur votre section carrières ou encore, à une vidéo sur YouTube ou encore, sur toute autre page Web qui vous paraît pertinente pour vos lecteurs. On peut ensuite utiliser les différentes sections du profil parmi lesquelles nous vous suggérons :

●  La section «résumé» qui permet à la fois de rédiger un petit paragraphe présentant votre positionnement employeur, mais également d’intégrer des éléments multimédias tels que des diaporamas, des vidéos, des images, etc. Cela vous permet par exemple de mettre de l’avant, des témoignages d’employés sous format vidéo, une brochure corporative en format PDF, ou encore, pourquoi pas, vos offres d’emploi sous format image.

●  La section «publication» qui permet de rendre accessibles différents rapports ou brochures qui pourraient soutenir vos efforts de positionnement employeur.

La section «projets» qui permet par exemple de mettre en valeur des campagnes de recrutement. Vous pouvez d’ailleurs lier le titre du projet à un lien Web spécifique comme une page de votre système de gestion de candidatures ou encore, de votre microsite de recrutement.

●  La section «compétences» qui permet d’intégrer des compétences clés en lien avec le domaine d’expertise de votre organisation.

Ce ne sont là que quelques exemples. Chaque expert en attraction peut être créatif dans sa manière d’optimiser les différentes sections.

Il est également possible d’améliorer votre présence à titre d’employeur en utilisant les différentes options offertes dans la page entreprise.

● La première option c’est bien entendu l’onglet accueil de votre page entreprise. Il n’est pas exclusivement dédié au recrutement puisqu’il peut être utilisé également pour la promotion des produits ou encore, pour la promotion de la marque corporative. Cependant, on peut dans la rédaction des textes et dans le choix des différentes composantes multimédias favoriser des stratégies mixtes. Par exemple, pour l’image de couverture, on pourra choisir une photo qui met en valeur la marque corporative, mais sur laquelle on voit des employés ou des éléments qui témoignent de l’expérience employé (environnement de travail, diversité des projets, etc.).

La deuxième possibilité c’est d’avoir également une approche mixte dans la rédaction du descriptif de l’entreprise. Cette zone de texte, initialement dédiée à la présentation de l’organisation, peut ainsi être rédigée de manière à mettre en valeur la contribution des employés et les multiples défis professionnels qu’offre l’entreprise.

●La deuxième option c’est l’utilisation de l’onglet carrière qui offre un grand nombre de composantes intéressantes (image de couverture, texte descriptif, vidéo, témoignages employés, liens vers des pages Web, etc.). Cependant, le coût annuel exigé par Linkedin peut être prohibitif pour les petites entreprises.

●De manière alternative, on peut aussi choisir une troisième option qui consiste à utiliser les pages vitrines pour faire la promotion de votre positionnement employeur. Les pages vitrines sont des pages secondaires de la page corporative, mais qui sont autonomes (url dédié), on peut donc les utiliser pour des communications ciblées puisque seuls les abonnés de la page vitrine recevront les nouvelles que vous y diffuserez. Sur ce type de page, on peut épingler une nouvelle (vidéo faisant la promotion de votre marque employeur, une brochure de recrutement, etc.) laquelle restera toujours en 1re position dans vos nouvelles.

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Rodolphe Barrère est le cofondateur de POTLOC, la plateforme Web qui aide les commerces en démarrage à trouver la bonne communauté dans laquelle s’implanter. Son équipe conseille des centaines d’entrepreneurs sur l’optimisation de leurs campagnes promotionnelles sur Facebook. Il nous présente les erreurs fréquentes à éviter pour maximiser vos campagnes payantes sur ce média très puissant.

  1. AB testing101

Avant d’investir tout leur budget sur une publicité spécifique, les entrepreneurs oublient trop souvent de tester leurs promotions.

L’AB testing consiste à comparer deux versions ou plus (A et B ou même A,B et C) d’une même publicité sur une même audience et avec un même budget.

« Quand on fait des pubs pour nos clients, on test plusieurs versions. On test un message A et B, on peut aussi tester deux images sur un même message. On dépensera un petit budget (autour de 30$par exemple) et on mesure l’intérêt suscité pour chacune des versions avec le coût par clic. On mettra le reste du budget sur la pub qui fonctionne le mieux. Cela permet d’économiser. Une image différente peut parfois diviser par 2 votre coût par clic. On peut même repartir de notre pub modèle et refaire du AB testing avec des variations sur le thème. Le AB testing c’est un « never ending story »… Tout dépend de votre budget et du temps dont vous disposez pour faire vos campagnes. »

Le coût par clic (CPC) est une donnée statistique d’analyse fourni par le gestionnaire de publicité de Facebook. Il divise le montant investi pour une seule publication de campagne par le nombre de clics qu’elle a obtenu.

  1. Cibler ses audiences

En investissant vos dollars, Facebook vous propose plusieurs variables à sélectionner pour rejoindre une audience spécifique. Situation géographique, âge, sexe, niveau de scolarité, centres d’intérêts,etc.

« Je recommande de diviser le budget pour viser des audiences distinctes. Pourquoi ? Le message choisi pour chaque audience pourra être plus précis, plus personnalisé. Un exemple ? Votre pitch qui vise les foodies montréalais est : « Hey ! Voici une offre pour les foodies montréalais! ». C’est bien, mais voici mieux : « Étudiants foodies de Villeray, cette offre est pour vous! » Ainsi, les internautes se sentent plus interpellés et auront plus de chance de cliquer sur votre pub. Attention toutefois de ne pas multiplier les petits pains. Facebook exige de toute façon un minimum d’investissement de 5$ par jour, par groupe de pub. »

D’ailleurs, au moment de cibler les audiences, plusieurs utilisent la catégorie « Intérêt ». Ces intérêts des utilisateurs sont déduits de leurs activités sur le média social, de leur formation, de leur emploi, des pages qu’ils aiment ou de groupes Facebook auxquels ils appartiennent. (suite…)

Emanuelle Duchesne est à la tête d’une agence web et de la solution clé en main e-commerce,  Panierdachat. Elle conseille sur les enjeux e-commerce pour les petites entreprises.

Pour le succès d’une boutique en ligne, chacun peut développer sa recette bien personnelle. Toutefois, certains ingrédients aident à développer une formule qui fonctionne et qui puisse amener du succès .

1- Démarquez-vous

Qu’il s’agisse de services ou de produits, si on veut trouver preneur, il faut se distinguer de la masse. Si votre produit en tant que tel est innovateur, c’est plus facile, mais autrement, vous pouvez toujours vous démarquer par la performance d’un produit, comme les vertus thérapeutiques d’une crème, la variété, soit en multiples parfums ou son prix, qui soit remarquablement accessible, par exemple. La technique utilisée peut être une méthode traditionnelle. Le lieu de vente en soi peut se distinguer par son offre de produits exotiques rares dans la région où il est offert. Les possibilités sont multiples ! Comme la compétition est féroce, surtout sur Internet, il faut avoir une réelle réflexion sur le positionnement du produit, les valeurs qu’on véhiculent et la façon de le vendre. Ce n’est pas parce qu’on ouvre une boutique en ligne qu’on vend plus.Vous devez donc créer le besoin en vous démarquant du lot et en ciblant bien votre clientèle.

2- Entourez-vous de professionnels

Une boutique en ligne n’est pas une mince affaire ! Pour répondre à tous les besoins, une équipe de base idéale compterait parmi ses membres : un responsable du marketing, un comptable, un responsable de la gestion des stocks, un gestionnaire des réseaux sociaux et un responsable du service à la clientèle, ne serait-ce que pour co

mmencer. Vous pouvez certainement mettre plusieurs de ces chapeaux en tant que petite entreprise, mais l’idéal est de déléguer le rôle qui est le plus difficile pour vous et que vous aimez le moins.

Peu d’entreprises qui démarrent peuvent se permettre d’avoir autant de personnel. C’est pourquoi certaines ressources –  associés, clients, partenaires et mentors – peuvent être d’une aide précieuse. Soyez à l’écoute de chacun de leurs conseils, vous pouvez certainement bénéficier d’une expérience différente de la vôtre. De plus, beaucoup d’informations sont accessibles en ligne sur différents sujets.

Si vous embauchez un associé, assurez-vous qu’il comprenne bien votre vision et que ses talents soient complémentaires aux vôtres, vous pourrez ainsi déléguer les tâches que cette personne maitrise et vous pourrez concentrer votre énergie sur votre expertise.

3- Mettez vos meilleurs vendeurs de l’avant

Un visiteur qui tombe sur votre boutique une première fois se fera une impression très rapide. C’est pourquoi il est crucial de capter son attention avec les produits les plus susceptibles de l’intéresser.

Sur une boutique en ligne, votre produit doit être la vedette! Ce n’est pas le moment de présenter l’histoire ou le parcours de la compagnie en page d’accueil, mais de donner de l’information efficace et rapidement. Montrez votre produit sous son meilleur angle (ou sous tous ses angles) et dévoilez tout ce que le client peut avoir envie de savoir sur celui-ci. C’est comme un speed dating, la première impression est très importante!

4- Faites bouger les choses

Pour rouler sur l’or, il faut prendre des initiatives. Si vous stagnez, vous ne suivrez pas la cadence de vos compétiteurs et de l’industrie, qui innovent constamment. Les entreprises à succès foncent et osent ; c’est la base de l’entrepreneuriat. C’est la même chose sur votre boutique en ligne. Il est intéressant de changer le visuel de la page d’accueil selon les saisons, les nouveaux arrivages afin de satisfaire vos clients récurrents, ainsi que d’être à jour selon le moment. Être actif sur votre boutique en ligne et sur différentes plateformes, comme les médias sociaux, démontrent également votre réactivité et votre professionnalisme pour tout ce qui touche le service à la clientèle.

Au départ, ne passez pas des mois à réfléchir à votre site web: Plongez, avec votre tête, bien sûr, mais le mieux est toujours de tester l’eau d’abord et d’être à l’écoute de sa clientèle. C’est la base de Lean Startup. Vous partez avec un plan que vous bonifierez en fonction des commentaires que vous avez. De plus, si vous avez plusieurs produits, le processus de mise en ligne peut être plus long. J’ai tendance à conseiller à mes clients d’y aller une marche à la fois, plutôt que de vouloir monter l’escalier en un seul pas. Comme gérer une entreprise est un travail aux mille chapeaux, il ne faut pas attendre d’avoir une semaine de libre pour s’attaquer à notre boutique en ligne, car cela n’arrivera pas!

 

 

 

Article écrit dans le cadre de l’initiative :

 

Consutez le site  www.succesnumerique.org pour une foule de conseils et articles sur les solutions numériques en affaires.

Rencontre avec Rodolphe Barrère, fondateur de l’entreprise POTLOC

Vous connaissez les campagnes de crowdfunding en affaires? Que diriez-vous de faire appel à une campagne de crowdsourcing? La jeune entreprise montréalaise POTLOC offre une plateforme  de crowdsourcing destinée aux entrepreneurs en démarrage qui lancent un commerce de détails.

« Le terme crowdsourcing peut paraître un peu barbare mais il se traduit comme de la « production participative » ou plutôt «  l’intelligence par la foule ». Dans le cas du crowdfunding ( sociofinancement) c’est de l’argent qui est amassé via le Web. Pour le crowdsourcing, il s’agit plutôt d’informations. » commente Rodolphe Barrère, co-fondateur.

POTLOC a justement fait du crowdsourcing le noyau de son modèle d’affaires.  POTLOC aide les entrepreneurs qui ont des projets de commerces avec pignon sur rue à trouver la bonne communauté dans laquelle s’implanter.

« Un commerce de détails sur trois fait faillite après un an et demi d’activité à Montréal. L’enjeu de la localisation géographique joue pour beaucoup. Les entreprises qui ont fait appel à POTLOC et ont décidé des se lancer, plus de 300 à ce jour, ont un taux de survie moyen de 95% , 1 an et demi après leur ouverture, (au lieu de 66%) après leur ouverture. »,  commente le jeune entrepreneur.

Comment ça fonctionne?

POTLOC propose aux entrepreneurs de réaliser une campagne sur leur plateforme. Un entrepreneur  inscrit alors son projet qui bénéficiera du vaste réseau de diffusion de POTLOC. Mais c’est surtout par le biais de publications sur les médias sociaux, surtout « Facebook-le -tout –puissant », que l’entrepreneur diffusera sa campagne qui est en fait, un petit sondage en ligne. Les internautes indiquent le lieu où il aimerait voir naître le commerce annoncé. Ensuite, les réponses sont récupérées et présentées à l’entrepreneur dans son compte POTLOC.

« Facebook est un outil très puissant et précis, surtout en termes de géolocalisation. Viser les gens d’un quartier donné, avec une tranche d’âge donné est devenu très accessible. Dans notre cas, on fait appel aux résidents d’un quartier au lieu d’une seule personne, l’entrepreneur, pour savoir si un commerce marchera. Faire appel au crowdsourcing, c’est aussi faire une étude de marché! »

(suite…)

article écrit par Me Charles Daoust de YULEX, avocats et stratèges, s.e.n.c.r.l.

La loi anti-pourriel canadienne (la « Loi »), dont le nom officiel fait 64 mots (!), est entrée en vigueur le 1er juillet 2014. Cette Loi a bouleversé les pratiques commerciales de la plupart des entreprises canadiennes en imposant un régime très restrictif – qui le deviendra encore plus à partir du 1er juillet 2017 –  concernant l’envoi de message électronique commerciaux (« MEC »).

En effet, de nouvelles dents seront bientôt ajoutées à cette déjà très mordante loi anti-pourriel : celles concernant le droit privé d’action.

Le gouvernement du Canada a mis en ligne un site Internet rempli d’informations très utiles autant pour les entreprises et les organismes que pour les individus au sujet de l’application de cette Loi : http://combattrelepourriel.gc.ca/.

L’objectif de la Loi est notamment de dissuader l’envoi au Canada de pourriels et d’autres menaces électroniques sous leurs formes les plus trompeuses et dangereuses comme l’usurpation d’identité, l’hameçonnage, les logiciels espions, et à chasser les polluposteurs du Canada.

Fonctionnement de la Loi en bref

La Loi interdit notamment d’envoyer, sans le consentement du destinataire, des MEC à des adresses électroniques, à des comptes de réseaux sociaux ou des messages textes à des cellulaires.

Toute entreprise ou organisme qui envoie des MEC doit donc obtenir le consentement du destinataire, fournir des renseignements d’identification et inclure un mécanisme d’exclusion (mécanisme permettant le retrait de la liste de distribution) dans chaque message.

(suite…)

Pour Reid Hoffman, lancer une entreprise équivaut à « sauter d’une falaise et assembler l’avion pendant la chute ». Le cofondateur de LinkedIn emprunte cette image au célèbre auteur de science-fiction américain Ray Bradbury, qui l’employait pour décrire tout projet qui exige de faire fi de ses peurs pour se dépasser.

L’image du saut dans le vide et de l’avion à assembler dans l’urgence est particulièrement appropriée pour illustrer la rapidité d’action, la confiance en ses capacités et l’ingéniosité requises pour réussir en affaires. Trois entrepreneurs d’ici en témoignent.

Lancer une start-up: un vrai saut dans le vide

Y croire quand tout est à construire

À Pierre-Alexandre Fournier, qui a lancé Carré Technologies inc. en 2006, cette citation rappelle les premières phases de développement de son entreprise.

« Quand on part de zéro, on n’a ni produit, ni client, ni contrat rédigé, ni fournisseur, explique le président de l’entreprise qui produit les vêtements connectés Hexoskin. Tout doit être mis en place, et il faut croire en nos capacités à y arriver avant de manquer d’argent. »

Le temps joue souvent contre les bâtisseurs de start-up. « Quand on investit dans un projet, il faut qu’il soit rentable rapidement. Le temps est tellement important! », souligne M. Fournier. Or la loi de Hofstadter est implacable: tout prend toujours plus de temps que prévu. « C’est à cause des imprévus qu’on finit par faire des semaines de 80 heures de travail », dit le président de Carré Technologies, qui a déjà dû composer avec des fuites d’eau et un incendie dans ses locaux, sans oublier les fournisseurs inconstants. « Il nous est arrivé qu’un fournisseur manque une étape d’un procédé. Il a eu beau ne pas nous facturer le travail, il a quand même ruiné pour 30 000 $ de matériel, et nous, on a perdu trois mois de travail… »

L’attrait irrésistible de l’inconnu

Par chance, il y a aussi des imprévus heureux dans la vie d’un entrepreneur. Comme quand le Super Bowl fait appel à vos services pour gérer les accès à ses événements VIP. Mais le taux d’adrénaline s’élève lorsque l’occasion se présente à moins de deux mois du jour J. C’est précisément ce qui est arrivé à l’équipe de Connect&Go. « C’était presque impossible de réaliser ce mandat dans les délais, se souvient Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise spécialisée dans les bracelets intelligents et les solutions RFID. En six semaines, on a dû déployer la structure avec toute la sécurité que demande un mandat aux États-Unis. »Pour le jeune homme d’affaires qui en est à sa cinquième entreprise, l’enthousiasme devant les nouveaux projets est un véritable carburant. Sa propension et celle de son associé, Anthony Palermo, à se lancer dans le vide fait même l’objet de blagues au bureau. « On est tellement dans l’excitation des nouveaux projets qu’on les vend avant de savoir comment on va les réaliser », rigole M. Gagnon. Il évoque notamment la fois où ils ont annoncé à leurs employés qu’ils avaient décroché un contrat dans un grand festival hivernal. « L’équipe nous a alors rappelé que notre technologie ne fonctionne pas bien au froid… » Mais tous se sont relevés les manches pour adapter le produit aux rigueurs de l’hiver.

« La vie d’un entrepreneur, c’est d’accepter de composer avec un quotidien qui n’est pas stable, qui ne se passe jamais comme on le pensait. C’est ce qui la rend si excitante! » lance celui qui a pour philosophie que « le meilleur plan, c’est de ne pas en avoir ».

Un avion configurable à volonté

Reconstruire un avion qu’elle croyait parti pour un long vol, c’est ce qu’a dû faire Mariève Paradis, cofondatrice du magazine web Planète F, lorsque son associée s’est retirée de l’aventure en janvier 2016. « De janvier à juin, Planète F s’est contenté de planer, le temps que je redonne son équilibre au magazine, avec moi seule à la tête d’une équipe d’une vingtaine de journalistes collaborateurs et d’une trentaine de blogueurs. » Elle combine aujourd’hui les fonctions d’éditrice et de rédactrice en chef du magazine lancé en 2014. Même si ses nouvelles fonctions comportent leur lot de défis, la cofondatrice de Planète F s’émerveille de la liberté dont disposent les entrepreneurs pour configurer à leur manière ce fameux avion:

« Au départ, je ne savais pas à quel point les entrepreneurs étaient libres de tout faire. Ils peuvent décider des valeurs de leur entreprise, de leur style de gestion, de l’importance qu’ils accordent aux profits… C’est très philosophique, devenir entrepreneur!

Une liberté dont elle compte bien profiter pour mettre en place une structure peu hiérarchique dans son entreprise en pleine croissance… et pour se lancer au printemps 2017 dans l’aventure de la publication d’une édition papier de son magazine.

 Édité le 14 décembre 2016 par
 
Connaissez-vous notre programme Lancement d’une entreprise ? Un programme complet qui vous donne les bons outils pour démarrer votre projet d’affaires.

C’est l’histoire d’une entrepreneure et de sa jeune entreprise. Judith Fetzer, début trentaine et nouvelle maman,  co-fondatrice de COOK It, entreprise qui, à moins de trois ans d’existence compte 20 employés.

« J’ai toujours voulu lancer une entreprise, c’était clair pour moi que j’allais faire ça dans la vie! »

La jeune femme, diplômée d’un baccalauréat en administration, a fait ses premières armes en démarrage d’entreprise. Elle démarre un magasin de meubles, puis aide au démarrage d’une boutique de mode pour des amis. Elle tente de démarrer une entreprise en Afrique : fiasco total!

Alors qu’elle admire des entreprises montréalaises émergentes qui utilisent le Web pour se démarquer, une amie lui parle d’un concept vu à l’étranger qui allie le domaine de l’alimentation au commerce en ligne. Judith, qui travaille alors en restauration, y voit une opportunité de rêve!

L’idée mijote et prend la forme d’un plan d’affaires qu’elle écrit, réécrit et peaufine avec l’aide d’une conseillère au SAJE dans le cadre du programme Soutien au travail autonome (STA).

«Le soutien financier de la mesure STA a été d’une aide incroyable. Ça m’a permis de subvenir à mes besoins pendant un an,  de ne pas m’inquiéter pour la sécurité financière et de me concentrer sur mon projet d’affaires pour un an complet

En juin 2014 naîtra COOK It que Judith décrit comme un livre de recettes 2.0., commandé en ligne, livré chez soi. La fameuse boîte contient tous les ingrédients d’une recette choisie facile,  réalisée en 4 à 6 étapes en moins de 30min.

« On fait des gens de meilleurs chefs au quotidien! » Avouez que le pitch est convaincant…

Un an plus tard, dans cette même salle du SAJE où Judith présentait son concept pour obtenir le soutien financier de la mesure STA, elle livre un autre pitch, cette fois pour convaincre le jury du Concours québécois en entrepreneuriat. Elle gagnera le Grand Prix Druide lors du Gala du Concours pour la région de Montréal.

Peu après, c’est au tour des Dragons d’être séduits par le concept de son entreprise et d’y investir.« Mon passage au Dragon est l’une des choses les plus stressantes que j’ai vécue! Nous savions au moment de lancer l’entreprise que nous allions faire tout notre possible pour passer à l’émission. »

La stratégie de communications de COOK It a visé juste : près d’un million de téléspectateurs du Québec connaîtront ses services via l’émission. Peu après, COOK It étend ses services à la province toute entière!

« On s’est vite rendu compte les premiers mois qu’on avait créé une business d’opérations et de logistiques. En effet, dans une boîte, qui peut contenir plusieurs recettes, il y a parfois 60, voire 80 d’ingrédients! Mais la beauté de notre modèle d’affaires est que nous n’avons pas à faire de gestion d’inventaire ou de stocks. Chez COOK It, tous les aliments sont achetés en ayant été vendus au préalable. Quand on sait que, dans le domaine alimentaire, (supermarchés ou restaurants), c’est parfois 50% des aliments comestibles qui sont jetés aux poubelles, c’est crucial comme avantage! Et les gens évitent aussi le gaspillage à la maison  parce qu’on fournit les quantités exactes dont ils ont besoin. »

(suite…)

Par Camille Rohner, formatrice  médias sociaux au SAJE et présidente , conseillère stratégique chez ‎Continuum Communication

Voici quelques bonnes résolutions à prendre dès maintenant pour conquérir les médias sociaux cette année!

 

  1. Mettez vos médias sociaux à jour

Courriel, numéro de téléphone, services, produits, mots clés, site internet, heures d’ouverture, liens… Votre toute première résolution sera de vérifier toutes les informations concernant votre entreprise et votre profil (LinkedIn et Viadeo) et d’y apporter les mises à jour nécessaires. Veillez à apporter un soin particulier à la qualité et précision de vos informations. Cela reste un moyen efficace pour favoriser votre visibilité dans les outils de recherche.

  1. Faites du tri dans vos médias sociaux

Peut-être vous êtes-vous lancé (e) rapidement sur plusieurs médias sociaux. Votre deuxième résolution consistera à faire le point sur votre présence actuelle. Il est difficile de gérer efficacement plusieurs médias sociaux. Une présence de qualité demande d’y consacrer du temps et du soin. Il s’avère alors judicieux d’analyser le travail réalisé versus les résultats obtenus.

Posez-vous les bonnes questions :

Toutes mes plateformes sont-elles utiles? Suis-je capable de rejoindre ma clientèle sur cette plateforme? Le peu de temps que je mets sur cette plateforme ne serait-il pas plus utile pour une plateforme qui fonctionne vraiment?

Il est préférable de consacrer son énergie sur un même endroit pour une diffusion de l’information la plus complète possible.

  1. Définissez vos objectifs pour votre stratégie

Se fixer des objectifs est un indispensable lors de la création de votre entreprise. Que ce soit pour de la vente, le marketing, le développement d’affaires ou les médias sociaux, il est essentiel de vous fixer une ligne directrice pour atteindre votre but.

La méthode la plus connue, S.M.A.R.T vous guidera pour déterminer vos objectifs (Spécifique, Mesurable, Acceptable, Réaliste, Temporellement défini)

Dans le cas des médias sociaux un objectif  SMART pourrait être : Augmenter le nombre de fans sur ma page Facebook de 15 personnes par mois (organiquement) afin d’accroître notre visibilité.

Il est donc important pour vous de fixer vos objectifs en lien avec les médias sociaux afin de vous motiver à faire les actions nécessaires pour les accomplir.

  1. Établissez une stratégie 
    Pour définir votre stratégie vous avez besoin de connaître votre cible (personne) et vos objectifs (S.M.A.R.T). Il faut ensuite réfléchir aux différentes actions qui pourront vous aider à les rejoindre, comme par exemple:
  • Créer un concours (photos, vidéos, commentaires…) pour augmenter votre visibilité ou l’engagement avec votre communauté.
  • Élaborer un partenariat avec des influenceurs
  • Élire des ambassadeurs au sein de votre communauté pour parler de votre marque, ou de vos produits
  • Lancer des programmes de parrainage pour fidéliser votre clientèle et en trouver une nouvelle.
  • Lancer des campagnes de publicités
  • Faire une séance vidéo en direct.
  • Proposer des offres irrésistibles

Le tout étant de planifier vos différentes actions au bon moment. Il ne faut pas oublier que certaines périodes sont propices à des actions marketing comme Noël, la Saint Valentin… À vous de choisir la meilleure période pour lancer vos opérations.

  1. Définissez une ligne éditoriale et travailler des calendriers de contenu

Vous devez également penser à votre ligne éditoriale et déterminer une stratégie de contenu qui vous démarquera des autres.  Cela vous aidera à diversifier votre contenu en fonction des plateformes et des personnes à qui vous vous adressez. Créer du contenu visuel et multimédia (vidéos de différents formats) est un incontournable pour faciliter l’engagement sur les médias sociaux; ne passez pas à côté!

Travailler sur un calendrier vous permettra de gagner du temps et de n’omettre aucun évènement :
– Déterminer les jours et heures de diffusion
– Préparer le contenu pour les différentes plateformes (garder une cohérence)
– Fixer un rythme de publication pour vos réseaux sociaux et le respecter
– Prendre le recul nécessaire par rapport au contenu que vous diffusez
– Acquérir une  certaine organisation et gagner en efficacité.

  1. Analysez ses statistiques et ajustez son contenu

C’est souvent la partie délaissée. Pourtant elle permet une meilleure compréhension de vos actions et vous aide à prendre de meilleures décisions. Créer du contenu et mettre en place des actions sans regarder si cela  fonctionne ne vous permet pas d’avancer. Vous devez connaître et comprendre l’impact de vos gestes.

La grande majorité des médias sociaux vous donnent accès à un outil de statistiques vous permettant de voir :

– Qui sont les personnes de votre communauté (démographie…)?
– Quelles sont les heures pendant lesquelles votre communauté est connectée?
– Le type de publication qui fonctionne le mieux (image, vidéo, texte…)
– Les interactions faites (j’aime, commentaire, partage…)
– Le nombre de nouvelles personnes abonnés à votre page (fans, twittos, instagramers…) par jour/ semaine/ mois.

– Facebook vous propose de lire vos statistiques sur Facebook Insight. Pour en apprendre davantage, on vous invite à lire cet article sur les statistiques essentielles de votre page Facebook : Les statistiques essentielles de votre page Facebook

– Pour Instagram, vous êtes obligé (e)  d’avoir un compte professionnel pour obtenir des statistiques. Ici un article : Comment convertir mon profil personnel Instagram en profil professionnel

– Vous avez accès aux statistiques sur Twitter et Pinterest si vous amorcez des publicités.

– You Tube et Vimeo vous donnent accès à de nombreuses informations concernant la diffusion et porté de vos vidéos.

Votre arme suprême :

Google analytics. Cet outil gratuit vous permet d’analyser les visiteurs qui viennent sur votre site internet et d’en apprendre davantage sur leur comportement. À ce sujet, lisez l’article Découvrez Google Analytics.

  1. Restez connecté (e) aux actualités des médias sociaux

Le monde des médias sociaux est le plus versatile qui puisse exister! À peine une nouvelle fonctionnalité apparaît que deux autres peuvent disparaître… Vous tenir informé (e) des nouveaux projets mis en place par les plateformes sociales vous évitera de mauvaises surprises.

Voici quelques liens à suivre pour avoir accès à ces informations :

Le Monde : htt://www.lemonde.fr/reseaux-sociaux/

Le Blog du modérateur http://www.blogdumoderateur.com/reseaux-sociaux/

Canoe.ca partie techno http://fr.canoe.ca/techno/internet/

Masable : http://mashable.com/category/social-media/

On vous invite également  à suivre sur Facebook et Twitter les comptes des grandes plateformes, vous êtes certains de recevoir toutes les nouvelles actualités.

Sur Facebook :

Twitter https://www.facebook.com/twitterinc/

Facebook  https://www.facebook.com/facebookcanada/

Linkedin: https://www.facebook.com/LinkedIn/?fref=ts

Instagram https://www.facebook.com/InstagramEnglish/?fref=ts

Pinterest https://www.facebook.com/pinterest/?fref=ts

Sur Twitter :

Instagram sur Twitter https://twitter.com/instagram

Snapchat : https://twitter.com/Snapchat?lang=fr

Pinterest : https://twitter.com/Pinterest?lang=fr

Linkedin: https://twitter.com/LinkedIn?lang=fr

Twitter : https://twitter.com/facebook?lang=fr

Il ne vous reste plus qu’à mettre en action vos bonnes résolutions pour atteindre un changement durable!

Cet article est écrit dans le cadre de l’initiative :

Pour consulter d’autres articles, rendez-vous au : www.succesnumerique.org

Vous avez besoin d’un coup de pouce pour vos médias sociaux? Voyez notre offre d’ateliers médias sociaux au www.sajeenaffaires.org/fr/ateliers.php

La complicité est évidente entre Michèle et Audrée. L’enseignante et l’élève se sont rencontrées à l’École de joaillerie de Montréal. Michèle, qui possédait déjà plus de 10 ans d’expérience en joaillerie, cherchait un partenaire d’affaires. À la fin de ses études, Audrée s’est jointe à Michèle pour créer Flamme en rose, une bijouterie unique spécialisée dans la création sur mesure et la transformation de bijoux. Leur clientèle principale? Des jeunes de 25 à 35 ans qui recherchent des bagues de mariage et des femmes de 35 à 60 ans qui souhaitent transformer de vieux bijoux démodés. Et des hommes aussi! Ceux qui souhaitent offrir un bijou sur mesure à leur douce moitié.

En affaires depuis maintenant 7 ans, les deux femmes sont propriétaires de la boutique installée dans la tour des bijoutiers, rue Cathcart, au centre-ville de Montréal. Si leur premier défi était de trouver un emplacement idéal pour leur commerce, il en est tout autre aujourd’hui.

Michèle Côté (gauche) et Audrée Michaud (droite) fondatrices et joaillières de Flamme en rose

C’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas viser grand

« Pour l’instant, toute notre tête est dans le nouveau site web!  Des compétiteurs qui fabriquent ici et qui vendent en ligne, il n’y en a pas. On est les seuls, dans le bijou haut de gamme, à avoir un site transactionnel. C’est un avantage », nous explique Audrée. Mis à part l’exclusivité, d’où leur vient cette idée? Bien qu’elles affirment être très actives sur Facebook et Instagram, les clients veulent connaître les prix des produits publiés. Le site donnera la possibilité d’acheter en ligne des bagues à plus de 1000$ et permettra au client de sélectionner le bijou et de le visualiser dans d’autres couleurs. La bague est ensuite envoyée par courrier au client qui peut faire la mise en grandeur dans une bijouterie de sa région. « On tombe de zéro vente en ligne à… on va voir! » affirme Michèle. La cible du site web? Le Canada et l’Europe, peut-être plus loin… « On a déjà des clients de France qui nous visitent ici depuis qu’ils nous ont trouvées sur Internet! »

Les deux entrepreneures ont choisi d’engager une firme externe qui programmera le site transactionnel de A à Z, selon les besoins de l’entreprise. Le nouveau site open source permettra toutefois à Audrée de faire elle-même la mise à jour sur le web, de modifier des bannières, d’ajouter des photos, par exemple.

Cette vitrine en ligne pourra ainsi les aider à élargir la part de ventes que leur rapportent les collections. « Pour l’instant c’est certain que 80% de nos ventes proviennent plutôt des clients qui viennent remodeler à leur goût des bijoux plus anciens, provenant d’un héritage par exemple. Nous avons développé une expertise à le faire mais nous souhaitons également lancer nos collections originales, dessinées sur une page toute blanche.»

Quelques exemples de transformations « avant-après » faites sur mesure par les joaillières de Flamme en rose

Approche marketing mixte

Confrontées à la croissance de leur entreprise, les entrepreneures, comme tant d’autres, font aussi face au défi de fidéliser leur clientèle. Alors que  la référence de clients constitue leur plus importante technique de fidélisation, le bouche à oreille est leur meilleure publicité, elles souhaitent également arriver à mettre en place un système de retour par courriel afin d’effectuer le suivi de leurs ventes. Cet aspect est prioritaire pour l’entreprise mais, difficile à réaliser maintenant par manque de temps.

Les entrepreneures ne comptent pas seulement sur le référencement d’anciens clients. Elles ont pris les devants pour mousser le référencement Web de leur marque. « Nous avons fait appel à des consultants pour nous aider à le faire ». Leur budget? 1500$ par mois pour AdWords et le référencement. Comme le dit Michèle : « Peu importe le montant, si ça t’en rapporte cinq fois plus : c’est bon! ». Leur site actuel est tout de même bien référencé : les entrepreneures affirment que le travail d’une journée d’un expert en référencement a permis au site Web d’apparaître dans les premiers résultats de recherche sur Google pendant une année.

Le référencement conjugué aux commentaires positifs sur les médias sociaux conduit un client sur deux vers les joaillières. « C’est un métier de confiance. […] les gens arrivent ici et notre réputation est déjà faite, ça vaut de l’or », nous dit Audrée en riant.

Défis à venir?

Leur plus grand défi sera sans doute de trouver un emplacement plus grand avec un espace dédié à la fabrication et un autre à la vente. Surtout que les ventes risquent de croître…Peut-être également un point de vente ailleurs à Montréal. « Dans nos choix on n’a pas de doute, on s’entend aussi à merveille […] On  se donne toujours des objectifs à long terme; je trouve ça super important d’avoir une vision! », lance Michèle.

Allez voir leur site : Flamme en rose

 Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à vos défis d’entreprise.

CHANGEMENTS IMPORTANTS APPLICABLES AUX PRODUITS EXONÉRÉS D’IMPÔT
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Le 1er janvier  2017, le gouvernement fédéral appliquera de nouvelles règles fiscales aux polices d’assurances vie et aux rentes émises après cette date. Plusieurs de ces modifications risquent de nuire à ceux et celles qui utilisent ces produits financiers comme véhicules fiscalement avantageux, notamment lorsqu’ils sont détenus par leur société par actions. En effet, il est courant pour les gens d’affaires incorporés d’injecter des liquidités additionnelles à l’intérieur de polices d’assurance vie exonérée d’impôt afin d’optimiser leur fiscalité, bonifier leur retraite et maximiser leur succession.

En plus de trente ans, l’espérance de vie des Canadiens s’est allongée et les rendements qu’ils peuvent espérer de divers placements ont diminué. Les changements visent à mieux refléter cette nouvelle réalité. Le gouvernement a aussi explicitement signifié sa volonté de voir les produits d’assurance être utilisés comme protection, plutôt que comme abri fiscal générant des rendements à l’abri de l’impôt.

Pour résumer succinctement les nouvelles règles, la capacité d’épargne à l’abri de l’impôt à long terme d’une police d’assurance vie exonérée d’impôt sera réduite. De plus, lorsque la police est détenue par une société par actions, les règles post-2016 augmenteront l’impôt payable par les héritiers sur le dividende provenant de la réception du capital décès.

Enfin, la portion imposable des rentes émises après le 1er janvier 2017 sera également augmentée. Tous ces changements annoncés, il va s’en dire, diminueront l’efficacité des planifications que nous mettons en place actuellement, de là le devoir d’information du conseiller envers son client.

DROITS ACQUIS…LIMITÉS

Des règles sur les droits acquis s’appliqueront aux polices et aux rentes établies avant le 1er janvier 2017. Pour bénéficier des règles actuelles, plus favorables aux gens d’affaires incorporés, il vous faut agir d’ici le 31 décembre prochain. Et portez attention à un écueil important : si vous êtes assuré en vertu d’un contrat d’assurance de type temporaire et que vous décidez de transformer tout ou partie de cette protection en assurance permanente après le 31 décembre 2016, votre police ne bénéficiera pas des droits acquis même si elle a été mise en vigueur avant le 31 décembre 2016. En effet, la transformation en assurance permanente doit avoir lieu avant le 31 décembre 2016 pour proter des droits acquis.

Coaching Financier TREK est un cabinet de services financiers qui propose aux gens d’affaires et aux professionnels des stratégies financières et fiscales pour les aider à optimiser la gestion de leur patrimoine. N’hésitez pas à communiquer avec nous pour savoir comment ces changements législatifs peuvent influencer votre   situation.