La complicité est évidente entre Michèle et Audrée. L’enseignante et l’élève se sont rencontrées à l’École de joaillerie de Montréal. Michèle, qui possédait déjà plus de 10 ans d’expérience en joaillerie, cherchait un partenaire d’affaires. À la fin de ses études, Audrée s’est jointe à Michèle pour créer Flamme en rose, une bijouterie unique spécialisée dans la création sur mesure et la transformation de bijoux. Leur clientèle principale? Des jeunes de 25 à 35 ans qui recherchent des bagues de mariage et des femmes de 35 à 60 ans qui souhaitent transformer de vieux bijoux démodés. Et des hommes aussi! Ceux qui souhaitent offrir un bijou sur mesure à leur douce moitié.

En affaires depuis maintenant 7 ans, les deux femmes sont propriétaires de la boutique installée dans la tour des bijoutiers, rue Cathcart, au centre-ville de Montréal. Si leur premier défi était de trouver un emplacement idéal pour leur commerce, il en est tout autre aujourd’hui.

Michèle Côté (gauche) et Audrée Michaud (droite) fondatrices et joaillières de Flamme en rose

C’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas viser grand

« Pour l’instant, toute notre tête est dans le nouveau site web!  Des compétiteurs qui fabriquent ici et qui vendent en ligne, il n’y en a pas. On est les seuls, dans le bijou haut de gamme, à avoir un site transactionnel. C’est un avantage », nous explique Audrée. Mis à part l’exclusivité, d’où leur vient cette idée? Bien qu’elles affirment être très actives sur Facebook et Instagram, les clients veulent connaître les prix des produits publiés. Le site donnera la possibilité d’acheter en ligne des bagues à plus de 1000$ et permettra au client de sélectionner le bijou et de le visualiser dans d’autres couleurs. La bague est ensuite envoyée par courrier au client qui peut faire la mise en grandeur dans une bijouterie de sa région. « On tombe de zéro vente en ligne à… on va voir! » affirme Michèle. La cible du site web? Le Canada et l’Europe, peut-être plus loin… « On a déjà des clients de France qui nous visitent ici depuis qu’ils nous ont trouvées sur Internet! »

Les deux entrepreneures ont choisi d’engager une firme externe qui programmera le site transactionnel de A à Z, selon les besoins de l’entreprise. Le nouveau site open source permettra toutefois à Audrée de faire elle-même la mise à jour sur le web, de modifier des bannières, d’ajouter des photos, par exemple.

Cette vitrine en ligne pourra ainsi les aider à élargir la part de ventes que leur rapportent les collections. « Pour l’instant c’est certain que 80% de nos ventes proviennent plutôt des clients qui viennent remodeler à leur goût des bijoux plus anciens, provenant d’un héritage par exemple. Nous avons développé une expertise à le faire mais nous souhaitons également lancer nos collections originales, dessinées sur une page toute blanche.»

Quelques exemples de transformations « avant-après » faites sur mesure par les joaillières de Flamme en rose

Approche marketing mixte

Confrontées à la croissance de leur entreprise, les entrepreneures, comme tant d’autres, font aussi face au défi de fidéliser leur clientèle. Alors que  la référence de clients constitue leur plus importante technique de fidélisation, le bouche à oreille est leur meilleure publicité, elles souhaitent également arriver à mettre en place un système de retour par courriel afin d’effectuer le suivi de leurs ventes. Cet aspect est prioritaire pour l’entreprise mais, difficile à réaliser maintenant par manque de temps.

Les entrepreneures ne comptent pas seulement sur le référencement d’anciens clients. Elles ont pris les devants pour mousser le référencement Web de leur marque. « Nous avons fait appel à des consultants pour nous aider à le faire ». Leur budget? 1500$ par mois pour AdWords et le référencement. Comme le dit Michèle : « Peu importe le montant, si ça t’en rapporte cinq fois plus : c’est bon! ». Leur site actuel est tout de même bien référencé : les entrepreneures affirment que le travail d’une journée d’un expert en référencement a permis au site Web d’apparaître dans les premiers résultats de recherche sur Google pendant une année.

Le référencement conjugué aux commentaires positifs sur les médias sociaux conduit un client sur deux vers les joaillières. « C’est un métier de confiance. […] les gens arrivent ici et notre réputation est déjà faite, ça vaut de l’or », nous dit Audrée en riant.

Défis à venir?

Leur plus grand défi sera sans doute de trouver un emplacement plus grand avec un espace dédié à la fabrication et un autre à la vente. Surtout que les ventes risquent de croître…Peut-être également un point de vente ailleurs à Montréal. « Dans nos choix on n’a pas de doute, on s’entend aussi à merveille […] On  se donne toujours des objectifs à long terme; je trouve ça super important d’avoir une vision! », lance Michèle.

Allez voir leur site : Flamme en rose

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CHANGEMENTS IMPORTANTS APPLICABLES AUX PRODUITS EXONÉRÉS D’IMPÔT
Écrit  par :

Le 1er janvier  2017, le gouvernement fédéral appliquera de nouvelles règles fiscales aux polices d’assurances vie et aux rentes émises après cette date. Plusieurs de ces modifications risquent de nuire à ceux et celles qui utilisent ces produits financiers comme véhicules fiscalement avantageux, notamment lorsqu’ils sont détenus par leur société par actions. En effet, il est courant pour les gens d’affaires incorporés d’injecter des liquidités additionnelles à l’intérieur de polices d’assurance vie exonérée d’impôt afin d’optimiser leur fiscalité, bonifier leur retraite et maximiser leur succession.

En plus de trente ans, l’espérance de vie des Canadiens s’est allongée et les rendements qu’ils peuvent espérer de divers placements ont diminué. Les changements visent à mieux refléter cette nouvelle réalité. Le gouvernement a aussi explicitement signifié sa volonté de voir les produits d’assurance être utilisés comme protection, plutôt que comme abri fiscal générant des rendements à l’abri de l’impôt.

Pour résumer succinctement les nouvelles règles, la capacité d’épargne à l’abri de l’impôt à long terme d’une police d’assurance vie exonérée d’impôt sera réduite. De plus, lorsque la police est détenue par une société par actions, les règles post-2016 augmenteront l’impôt payable par les héritiers sur le dividende provenant de la réception du capital décès.

Enfin, la portion imposable des rentes émises après le 1er janvier 2017 sera également augmentée. Tous ces changements annoncés, il va s’en dire, diminueront l’efficacité des planifications que nous mettons en place actuellement, de là le devoir d’information du conseiller envers son client.

DROITS ACQUIS…LIMITÉS

Des règles sur les droits acquis s’appliqueront aux polices et aux rentes établies avant le 1er janvier 2017. Pour bénéficier des règles actuelles, plus favorables aux gens d’affaires incorporés, il vous faut agir d’ici le 31 décembre prochain. Et portez attention à un écueil important : si vous êtes assuré en vertu d’un contrat d’assurance de type temporaire et que vous décidez de transformer tout ou partie de cette protection en assurance permanente après le 31 décembre 2016, votre police ne bénéficiera pas des droits acquis même si elle a été mise en vigueur avant le 31 décembre 2016. En effet, la transformation en assurance permanente doit avoir lieu avant le 31 décembre 2016 pour proter des droits acquis.

Coaching Financier TREK est un cabinet de services financiers qui propose aux gens d’affaires et aux professionnels des stratégies financières et fiscales pour les aider à optimiser la gestion de leur patrimoine. N’hésitez pas à communiquer avec nous pour savoir comment ces changements législatifs peuvent influencer votre   situation.

Par : Zarah Ross, Stratège de contenu chez Minimal

Zarah Ross, Stratège de contenu chez Minimal

À l’ère des nouveaux médias, le surplus d’information représente une arme à double tranchant. D’une part, nous avons plus que jamais le pouvoir de trouver l’information dont on a besoin pour faire un choix conscientisé, mais nous nous retrouvons rapidement envahis par une marée d’information souvent contradictoire. Plus encore, bien que les médiums de diffusions instantanés se multiplient, les messages nous parviennent dans l’immédiat, mais gagnent très rarement notre intérêt.

Gagner l’attention des usagers est devenu un processus parsemé de tensions paradoxales. On tente d’engager l’intérêt à travers des médiums qui désengagent l’utilisateur, on cherche à retenir l’attention à travers des réseaux qui promeuvent la distraction et on essaie de donner de la validité à nos propos dans un océan de contenu. Dans cette optique, l’inbound marketing (marketing entrant en français) se veut une réponse à cette transformation du comportement des usagers.

L’alignement entre contenu et usager

Alors que l’outbound marketing est la méthode de marketing qui prône de diffusion intempestive de contenu et qui cherche à interpeler son public directement en espérant de créer un engagement, l’inbound, essaie plutôt d’attirer le client potentiel en diffusant du contenu spécifiquement aligné avec les intérêts de l’usager afin de naturellement créer du partage, de la fidélisation et du plaisir. L’objectif de cette méthode est donc de faire émerger la cohérence entre le contenu et l’usager. Plusieurs firmes de marketing proposent ainsi des modèles simplifiés qui illustrent le parcours de l’usager d’abord étranger à une compagnie qui deviendra acheteur par le biais de blogues, infolettres, SEO, podcasts, vidéos et images qui produiront une expérience agréable pour l’utilisateur qui passera petit à petit d’un état d’ « attraction » à un état d’ « ambassadeur ».

L’inbound marketing : une stratégie cohérente avec le numérique

 Alors que les méthodes de marketing dites traditionnelles privilégiaient des médiums tels que la radio, télévision, revues, journaux et les panneaux d’affichage, les stratégies courantes misent de plus en plus sur pour connecter avec des clients potentiels. Cela dit, dans le cadre de la méthodologie d’inbound marketing, il est clair que le numérique constitue une plateforme optimale, car l’univers digital facilite le processus d’alignement en permettant de cibler rigoureusement le parcours, les habitudes et les intérêts de clients potentiels. Une fois ces données acquises, la stratégie inbound veut qu’on adapte le contenu diffusé en connaissance de cause. Cette adaptation à deux composantes, soit le médium et le message.

À l’ère du marketing numérique, le médium est toujours le message

Ainsi, le lien entre l’inbound marketing et le numérique nous ramène, semble-t-il, aux réflexions de Marshall McLuhan, théoricien de la communication pour qui « le Médium est le Message ». Cette phrase si simple et pourtant si complexe est pratiquement biblique pour quiconque a étudié les sciences humaines et sociales. Elle a été proposée par McLuhan en 1964 dans l’ouvrage Understanding Media: The extensions of man et mise de façon primordiale sur la manière dont les médiums, de l’imprimerie à la télévision, transforment le message, ce qui veut dire que le canal de communication utilisé constitue en fait le véritable message.

Comment composer avec ce stipula à l’ère du marketing numérique? Nous avons expliqué précédemment comment l’inbound met l’emphase sur le contenu—donc sur le message—alors que le marketing numérique mise principalement sur le médium. Ainsi, en mélangeant ces deux stratégies nous pouvons arriver à concilier d’une certaine manière certaines tensions entre les messages et leur médium. Que ce soit par l’entremise de Facebook, YouTube, Instagram ou Snapchat, une stratégie d’inbound marketing efficace aura pour objectif de repérer la manière par laquelle les réseaux choisis viendront imprégner le contenu diffusé.

L’inbound marketing n’est pas une fin, mais un moyen

Cette quête d’alignement est une démarche complexe puisqu’elle prend place dans un monde saturé de médias et par le fait même, saturé de messages qui ne ressemble aucunement à la réalité explorée par McLuhan en 1964. Il est de plus en plus évident que l’approche inbound est la mieux adaptée à cette époque de saturation médiatique puisqu’elle prend compte du fait que l’utilisateur est de plus en plus actif dans sa quête d’information. Cela étant dit, pour répondre à ces nouveaux défis, la méthode inbound doit être ancrée dans un processus introspectif en constant ajustement. Plus spécifiquement, le contenu doit être non seulement aligné avec les intérêts de l’utilisateur, mais aussi avec son outil de diffusion. Par exemple, puisque Instagram est un réseau qui prône la rêverie et l’image manucurée, la photographie qui y sera véhiculée ne sera pas la même que l’imagerie instantanée et ludique que demande un réseau tel que Snapchat.

En tant qu’agence de marketing numérique, Minimal conseille d’adopter une démarche qui constitue non seulement une recherche des réseaux de diffusion les mieux adaptés pour chacun de vos clients, mais aussi une analyse profonde de la manière dont le contenu est véhiculé par ces réseaux choisis.

Pour conclure, il s’agit d’adopter une posture réflexive et nuancée et de voir la technologie numérique et l’inbound non pas comme des fins en soit, mais plutôt des moyens par lesquels nous pouvons faire croître un service, une marque ou un produit.

À propos de Minimal :

Minimal est une agence de publicité numérique qui offre une approche pluridisciplinaire axée à la fois sur le design, la création de contenu et les technologies. Nous priorisons au quotidien une méthodologie pull par le biais d’interfaces numériques. Si, dans un premier temps, nous misons sur des stratégies qui visent à faire venir les usagers vers nos clients plutôt que d’aller les chercher, nous choisissons ensuite de demeurer réceptifs aux changements constants qui marquent l’univers digital.

Références :

« HubSpot Inc. – HubSpot Reports Strong Q4 and Full Year 2015 Results », sur ir.hubspot.com

« Qu’est ce que l’Inbound Marketing ? » sur www.hubspot.com

« Les Buyer Persona, fondements de la méthodologie Inbound Marketing »

Basu, Dev (June 29, 2011). « Inbound marketing: The customer finds you ». The Globe and Mail.

« The Medium is still the Message-Revisiting McLuhan’s prophecies on his 100th » sur www.marketingmag.ca

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07
sept

C’est sur Internet….donc c’est gratuit?

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Un article écrit par Frédéric Letendre, associé, avocat et agent de marques de commerce chez YULEX

Ça y est, vous vous êtes lancé dans le fascinant monde des médias sociaux! La semaine dernière, vous avez mis en ligne vos pages professionnelles Instagram et Facebook.  Tout y est : de bons textes, de belles photos, des vidéos percutants et un look and feel impeccable.    Seule ombre au tableau, hier, vous avez reçu une mise en demeure de Getty images, car trois photos que vous utilisez le sont sans les licences appropriées.  En fait, vous utilisez illégalement ces trois photos. Getty pourrait donc obtenir un jugement contre votre entreprise (p.ex. voir un cas réel à La Facture).  Que faire pour éviter cette situation?

Les images, photographies, textes, vidéo, logiciels ainsi que la musique sont des œuvres de droits d’auteur. L’utilisation de ces contenus est donc régie par la Loi sur le droit d’auteur (la « Loi »).  Il existe deux manières d’utiliser un contenu au nom d’une entreprise : (i) vous êtes propriétaire des droits ou (ii) vous bénéficiez d’une licence.

La Loi prévoit que la personne qui crée l’œuvre (l’auteur) en est le premier propriétaire des droits (p.ex. la rédactrice pigiste que vous engagez pour écrire vos textes conserve la propriété des textes) et ce, malgré qu’elle soit payée ou non.  Votre entreprise pourra acquérir les droits d’auteur d’une telle œuvre en faisant signer à l’auteur une cession (c.-à-d. une vente) de droits.  Par ailleurs, votre entreprise sera également propriétaire des droits d’auteur si l’auteur est votre employé et non votre sous-traitant, comme dans l’exemple de la rédactrice.

La Loi prévoit également que vous pouvez « louer » les droits d’auteur au lieu de les acheter, c’est-à-dire que vous pouvez obtenir une licence d’utilisation (l’exemple de Getty Images).  La Loi permet au titulaire d’autoriser un tiers à utiliser ses contenus à certaines conditions.  La licence prévoira généralement une durée (p.ex. 2 ans), un territoire (p.ex. île de Montréal), un usage précis (p.ex. site Internet et emballage), une rémunération (p.ex. 150$/an), etc.

Ceci étant dit, préalablement au lancement, afin de pouvoir utiliser des contenus dans vos médias sociaux (et partout ailleurs), vous devrez minimalement vous assurer :

  1. d’être propriétaire des droits d’auteurs : l’auteur sera soit votre salarié ou, dans le cas de sous-traitants, l’auteur du contenu ou sa société aura signé une cession des droits d’auteur en votre faveur ainsi qu’une renonciation aux droits moraux. Idéalement, vous auriez des contrats d’emploi signés prévoyant la cession des droits de propriété intellectuelle en votre faveur; ou
  2. de détenir une licence vous permettant d’utiliser les contenus comme vous le souhaitez. Bien qu’une licence ne doit pas obligatoirement être écrite et signée, vous aurez tout avantage à convenir par écrit des conditions d’utilisation des contenus.  Dans le cas de banques d’images (p.ex. Getty Images ou Pixabay), les licences sont toujours écrites; il ne faut que déterminer avec précision ce que vous voulez en faire, respecter les limites des licences et payer les droits appropriés, le cas échéant;
  3. d’obtenir de vos graphistes et agences une preuve que vous pouvez utiliser les images qu’ils ont placés sur vos médias sociaux et sites Internet (p.ex. une copie de la licence ou de la facture).  Au final, c’est vous qui recevrez la mise en demeure s’ils n’ont pas obtenu les licences appropriées;
  4. généralement, de ne pas publier ou permettre que l’on publie sur vos médias sociaux n’importe qu’elle image prise sur Internet ou ailleurs sans l’autorisation du titulaire des droits sur cette image. Lorsque c’est possible (p.ex. votre site Internet), vous publierez les politiques d’utilisation de votre site ou de votre blogue qui contiendraient ce type de restriction.  Les Facebook et Instagram de ce monde ont et appliquent ce type de politiques.  Le non-respect de ces politiques pourraient entrainer la fermeture de vos pages.

En gros, ce n’est pas parce que c’est sur Internet et facilement copiable que vous pouvez sans conséquence utilisez les images qui s’y trouve!

À propos de YULEX :

YULEX offre aux entrepreneurs et à leurs entreprises, tant au stade de démarrage, de croissance que de maturité, des services juridiques stratégiques, pragmatiques et accessibles en droit des affaires, de la propriété intellectuelle et des technologies, aussi bien localement qu’internationalement.

 

 

 

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à défis d’entreprise.

 

Un article écrit pas Bruno Provencher-Bordeleau, Avocat chez YULEX

Le commerce numérique offre la possibilité de personnaliser l’expérience de vos clients de manières qui sont hors de la portée d’un commerce exclusivement « bricks-and-mortar » (pignon sur rue). Les technologies de l’information permettent de suivre à la trace un consommateur lors d’une visite sur un site Web, pendant l’utilisation d’une application mobile et même durant une séance de magasinage dans un commerce physique. Il existe plusieurs façons de tirer profit de ces informations : envoyer un courriel au meilleur moment de la journée, montrer la publicité la plus efficace, concentrer ses efforts sur les clients les plus payants ; autant de facteurs qui font la différence entre une vente conclue (une « conversion » dans le jargon du commerce en ligne) et un clic gaspillé.

Si l’Internet facilite l’échange et l’enregistrement d’informations à propos des consommateurs, vous n’êtes pas nécessairement autorisé à recueillir et utiliser toute l’information disponible, du moins, pas sans demander d’abord la permission! La vie privée des individus, et notamment celle des internautes, est notamment encadrée au Québec par la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et par la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Chacune de ces lois pourrait s’appliquer à vos activités en ligne et comme elles produisent des effets semblables, nous les désignerons collectivement les « LPRP ». Notez bien qu’en matière de protection des renseignements personnels, il faut éviter de s’inspirer trop largement des pratiques américaines, étant donné qu’aux États-Unis, il n’existe pas comme ici une règlementation obligatoire en matière de protection des renseignements personnels qui s’applique à toutes les entreprises privées.

Qu’est-ce qu’un renseignement personnel ?

La définition est très large. Pratiquement tous les éléments d’information qui concernent un individu sont susceptibles d’être considérés comme des renseignements personnels. Cela inclut évidemment le nom et l’adresse courriel, mais aussi des caractéristiques pouvant être associées à un individu, telles que ses habitudes de navigation, une opinion à son sujet et dans certaines circonstances l’adresse IP de son ordinateur. Même les informations dites « anonymes » sont parfois assimilées à des renseignements personnels s’il est possible de découvrir l’identité des personnes visées à partir de renseignements accessibles au public.

Comment éviter les ennuis ?

Afin de respecter les exigences des LPRP, il faut de manière générale obtenir le consentement des individus avant de recueillir, utiliser ou communiquer à d’autres organisations des renseignements à leur sujet et adopter une attitude responsable à l’égard de la vie privée. Voyons voir comment y arriver :

Consentement

Dans l’univers numérique, le consentement s’obtient la plupart du temps au moyen d’une Politique de confidentialité, document plus souvent qu’à son tour accepté sans être lu, mais qui est très important afin de se conformer aux LPRP. Selon la sensibilité des renseignements que vous désirez recueillir ou de l’usage que vous désirez en faire, il pourrait être préférable de consulter un conseiller juridique à propos du contenu d’une telle politique. Des chercheurs de l’Université de Montréal offrent toutefois un bon point de départ avec le Générateur de politique de confidentialité.

Responsabilité

Une attitude responsable passe avant tout par l’élaboration d’une procédure interne sur le traitement des renseignements personnels qui sont sous le contrôle de votre entreprise et par la désignation d’une personne chargée de recevoir et de donner suite aux requêtes et plaintes des consommateurs en matière de vie privée. Une bonne pratique consiste à établir une adresse courriel dédiée aux questions touchant la vie privée, souvent sous la forme suivante : vieprivee@votredomaine.com, et à nommer un individu en particulier pour en assurer la gestion. Vous avez également l’obligation d’assurer la sécurité des renseignements personnels détenus par votre entreprise et des modifications législatives devant entrer en vigueur prochainement exigeront de déclarer certains bris de sécurité affectant ces données.

Quelques précautions sont de mise pour éviter les conséquences d’une infraction aux LPRP. Pour obtenir plus d’information, consultez le Guide à l’intention des entreprises et des organisations publié par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

À propos de YULEX :

YULEX offre aux entrepreneurs et à leurs entreprises, tant au stade de démarrage, de croissance que de maturité, des services juridiques stratégiques, pragmatiques et accessibles en droit des affaires, de la propriété intellectuelle et des technologies, aussi bien localement qu’internationalement.

 

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07
sept

Entrevue avec Hicham Ratnani, co-fondateur et chef des opérations de la très cool marque montréalaise

 

À  quand remonte votre passage au SAJE?

C’était en 2010-2011, dans les tout débuts. On avait une idée, un plan d’affaires, un peu de ventes, on ne s’appelait pas encore Frank + Oak. Le SAJE  trouvait qu’on avait un plan d’affaires qui se démarquait et il a cru en nous. Le SAJE a été l’une des premières organisations à nous appuyer.

(Frank + Oak a aujourd’hui 15 points de vente et plus de 200 employés. La marque vient tout juste d’attaquer le marché des vêtements pour femmes avec une nouvelle collection qui sera lancée sous peu.)

Qu’est-ce qui fait le succès de Frank + Oak?

On veut être la marque et l’entrepreneur à la fois! Nous voulons faire partie de la génération créative et s’adresser à elle.  Cette génération pense et achète différemment. Frank + Oak répond à ses valeurs par les canaux technologiques que la marque utilise mais aussi par son authenticité et son accessibilité.

On arrive avec la bonne approche, au bon client et on l’a fait au bon moment, celui de l’avènement du commerce électronique encore peu présent au Québec.

On veut être un pionner dans tout ce qui est commerce multicanal. On est né en ligne : notre approche technologique est au cœur de notre expérience cliente mais cela ne nous empêche pas d’avoir pignons sur rue ou d’offrir une expérience personnalisée.

Comment ce trait de caractère techno-branché prend-t-il forme?

Notre application pour appareils mobile offre des images et vidéos en haute résolution. Elle permet à la majorité des citadins de Montréal ou Toronto et Vancouver la possibilité de commander un vêtement et de le recevoir en moins de 2h. Cette ADN numérique se définit par beaucoup de choses que les clients ne voient pas. Notamment au niveau de la logistique de transport et retour de la marchandise qui est des plus efficaces.

Nous avons un concept de styliste en ligne. On peut suggérer, choisir des vêtements pour les clients. Ce service est aussi offert en magasin et même agrémenté par un service de barbier et un coin café-bouchées.

(C’est très pratique pour les gars qui n’aiment pas magasiner : styliste et barbier sous un même toit…rires )

Comment choisissez-vous les outils numériques pour mieux travailler et mieux vendre?

Chez Frank + Oak, on a élaboré nos propres outils technologiques, on a investi dans une équipe de développement.  Mais pas pour tout.  Par exemple, pour la gestion de commande nous faisons appel à Magento, une solution que je ne recommanderais pas nécessairement pour les startups. Il y a des outils plus simples pour créer des sites Web et faire des transactions, le Square space ou Shopify sont plus abordables. Mais ces solutions donnent l’infrastructure sans inclure le marketing ni la gestion complètes des opérations. En grandissant, il est possible d’investir davantage dans des solutions complètes ou encore mieux, d’investir dans des équipes de développement pour maximiser les possibilités.  Mais quand on est une startup, il faut souvent y aller avec la quantité, c’est-à-dire les outils qui seront facilement utilisés par tous. Car il est facile de perdre aujourd’hui dans la mer de produits et services offerts aux entreprises.

Le service personnalisé de stylisme sur la site e-commerce de Frank+Oak.

On fait des gaffes chaque jour. Et c’est ça le but! Mais on apprend et on réussit à s’améliorer. J’encourage les entrepreneurs à tester, puis réajuster le tir. Les outils qui existent nous permettent d’apprendre tellement plus vite. On se lance souvent dans l’inconnu avec la motivation de l’amélioration constante de l’expérience client que nous voulons offrir. Je dis souvent à mes employés : l’expérience du client doit être magique! On essaie de le surprendre avec des offres, surprises.

Il y a tellement d’outils disponibles sur le marché en ce moment. Notre philosophie : l’outil fait une chose mais il faut structurer nos données pour faire sortir les bonnes analyses. Beaucoup d’outils promette de révolutionner sauver le monde, mais la réalité est que c’est l’utilisateur derrière qui reste l’élément clé. Comment va-t-il par exemple, interpréter des données.

Qu’en est-il justement des données que vous amassé?

On utilise ces données pour améliorer l’expérience ultime du client. Mais aussi pour améliorer notre travail. On a les outils de mesure de conversation des internautes en client, des données sur  le trafic web, sur les items favoris au panier, des métriques assez standards. On en amasse beaucoup et nos données sont très bien organisées.

Chaque industrie a ses métriques clés! Avec l’agilité du numérique,  on y a accès en temps réel pour pouvoir agir et se repositionner rapidement.

Mais si on fait une erreur, ça se saura rapidement en raison d’une forte présence en ligne notamment sur les médias sociaux. Par contre, cela nous permet aussi de réagir très rapidement avec une vraie transparence sociale. Les médias sociaux sont très importants ; c’est là que la nouvelle génération passe sa journée!

Une présence en ligne est certes indéniable mais chaque doit trouver sa formule, sa sauce selon ses objectifs. Dans le vêtement comme en entrepreneuriat il n’y a pas de « One size fits all ».

La technologie ce n’est pas seulement intégrer des outils, je dirais que c’est intégrer au sein de l’entreprise et son personnel,  la philosophie d’innover, la volonté d’apprendre constamment et de savoir bouger vite, décider très rapidement. L’entrepreneuriat c’est beaucoup ça, non? »

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Article écrit dans le cadre de l’initiative Succès-numérique, un site web pour s’inspirer, s’informer et se former pour l’intégration de solutions numérique sen affaires.

 

Dominique Picard, consultante en affaires électroniques et co-fondatrice de Quantic Conseil

Pourquoi devriez-vous (ou ne pas) utiliser un outil de gestion de projet?

Respecter une date de tombée, coordonner les activités des intervenants, faciliter la transmission de l’information au sein d’une équipe, ne rien oublier, gérer la capacité de production d’une équipe : voilà des exemples de ce qu’un outil de gestion de projet peut vous apporter.

Asana, Basecamp, Trello, Nutcache, Liquid Planner, Microsoft Project, Zoho Projects sont des exemples d’outils. Il y en a bien d’autres. La plupart existent en version gratuite et on peut ensuite aller plus loin avec la version payante. Avant de faire son choix, il faut s’assurer de bien connaître les objectifs d’affaires qui motivent notre besoin d’utiliser un outil de gestion de projet. Parfois, il est possible que la meilleure solution soit de NE PAS en utiliser un!

Une règle est fondamentale dans l’implémentation réussie de tout nouvel outil : elle doit faciliter la vie des gens qui l’utilisent. Par exemple, certains outils demandent de changer manuellement les dates auxquelles vous prévoyez vous attaquer aux tâches de votre projet. Si, dans votre entreprise, de nouveaux projets s’ajoutent et que d’autres sont repoussés constamment et que le volume de projets est grand, cela pourrait vous demander de nombreuses heures à faire ces modifications! Quelle perte de temps, alors que l’objectif était d’en gagner! À la première occasion, la mise à jour des dates sera délaissée pour la production (et c’est la chose à faire).

Donc, en plus de prendre en compte vos besoins à vous, 1) discutez avec les utilisateurs finaux de l’outil de gestion de projet : chargé de projet, les collaborateurs externes et internes, les sous-traitants et sans oublier les clients.

2) Notez les besoins de chacun et faites des tests.

3)Créez-vous un compte d’essai sur les trois ou quatre outils qui vous semblent les plus appropriés et créez un projet type. Essayez-le pendant quelques jours et voyez si cela convient.

4)Ensuite, vous pourriez faire un test « en production » dans le cadre d’un vrai projet pendant une courte période (une ou deux semaines). Si vous êtes satisfaits, vous pourrez terminer l’implantation avec tous les projets.

Article écrit dans le cadre de l’initiative :

 

Consultez d’autres articles sur succesnumerique.org

 

 

par : Louis-Nicolas Hamer, Vice-président aux Solutions clients chez SolJiT

Confessez-vous : Utilisez-vous encore un chiffrier Excel pour gérer vos prospects, clients et opportunités? Vous pensez qu’un Gestionnaire de relation client (CRM en anglais) est trop dispendieux pour votre PME? Vous vous demandez pourquoi vous ne réussissez pas à augmenter vos revenus?

Un CRM  est un outil indispensable pour les entreprises en croissance et il offre un retour sur investissement très intéressant.

Louis-Nicolas Hamer, Vice-président aux Solutions clients chez SolJiT

Il y a quelques années, mes deux partenaires et moi étions d’accord que notre produit était prêt pour son lancement. La tâche de définir la stratégie de mise en marché m’a été attribuée. Bien que j’étais confortable dans l’art du marketing, j’avais à peu près aucune expérience en ventes. J’ai donc fait ce que la plupart des leaders de ventes faisaient à l’époque en créant un chiffrier Excel pour administrer nos prospects, clients, opportunités et notre « pipeline » de ventes. J’ai alors placé le chiffrier sur notre intranet pour le partager avec mes partenaires et l’équipe de ventes. Je ne le réalisais pas à ce moment, mais quel gâchis j’avais créé!

Puisque la majorité de notre équipe de ventes et moi-même passions notre temps à voyager pour visiter des clients existants et potentiels, on se devait de se connecter le soir de notre chambre d’hôtel via VPN à notre intranet pour éditer notre chiffrier de ventes. C’était long et ardu. En plus, on n’avait aucune façon de notifier l’équipe automatiquement lorsqu’il était temps de faire un suivi avec un client potentiel. Créer des rapports de ventes pour présenter à notre C.A. était long et difficile.. On ne pouvait pas analyser nos données facilement pour identifier dans quel stage de ventes nos opportunités de contrats évoluaient. . Les prospects recueillis via notre marketing ne s’assignaient pas automatiquement et je devais prendre beaucoup de mon temps pour faire l’assignation manuelle. Bref, je pourrais énumérer plusieurs autres épreuves entourant notre chiffrier de ventes et je suis sûr que plusieurs d’entre vous pourriez partager plusieurs autres défis. La conséquence était simple : nos ventes n’atteignaient pas les objectifs espérés. Non seulement je n’avais pas mis en place un processus pour nourrir notre croissance, mais au contraire, le processus nuisait.

Après deux quarts financiers de faible croissance et deux réunions de notre C.A très désagréable, je savais que je devais faire des ajustements. J’ai donc entrepris des consultations avec mon équipe de vente, mes partenaires et discuter avec d’autres entrepreneurs à succès que je connaissais. La réponse que j’ai reçu était unanime: nous avions besoin d’un CRM nuagique (en anglais: cloud-based CRM). Et l’outil de l’entreprise Salesforce était un des choix les plus populaires.

Bien sûr, notre CRM n’était pas gratuit comme notre chiffrier Excel. Mais le temps que je sauvais à tous les jours à ne pas gérer manuellement le chiffrier de vente, l’assignation des prospects et la création de rapport sur notre pipeline était considérable. Ce temps, je le passais donc avec nos clients à vendre. Quelle différence fondamentale! Selon les recherches de Salesforce, les vendeurs passent 68% de leur temps à ne pas vendre. Avant l’adoption de notre CRM, cette statistique s’appliquait parfaitement à moi et mon équipe. Grâce à cette économie de temps, notre CRM se payait tout seul. En plus, la plupart des CRM nuagique se paient par abonnement mensuel, donc il n’y a pas de coût important au départ qui pourrait être un frein d’adoption pour les PME. Finalement, avec des fournisseurs qui offrent des intégrations en formule « trousse de démarrage rapide », vous pourriez être fonctionnel avec votre nouveau CRM en moins de 30 jours pour un coût très raisonnable.
Comme vous pouvez l’imaginer, le retour sur investissement de notre CRM s’est fait sentir en moins de 2 quarts. Notre équipe de vente était beaucoup plus efficace, passait plus de temps avec les clients et les données recueillies nous ont permis d’améliorer notre processus de vente en réduisant notre cycle de vente. L’intégration de nouveau membre à l’équipe de vente était aussi grandement simplifiée. Et aucune opportunité ne demeurait dormante grâce aux notifications automatiques de suivi. Nos ventes étaient maintenant au niveau de nos objectifs. En conclusion, un CRM est un excellent investissement qui offre meilleur visibilité, productivité et intelligence à votre processus de vente. Quand on fait l’équation suivante: le coût de 150$/mois/par utilisateur du CRM est toujours moins important que le temps économisé par le vendeur et l’amélioration de son efficacité multiplié par leur taux horaire. Faites le calcul vous-même. Êtes-vous toujours sur de vouloir continuer à opérer votre « pipeline » de vente avec un chiffrier?

SolJiT :

SolJiT offre une expertise unique pour aider les entreprises à prospérer et avoir une croissance soutenue via les nouvelles technologies: Salesforce CRM, applications mobile et intégration nuagique.

 

 

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à défis d’entreprise.

Vous froncez les sourcils ou vous grattez la tête quand vous entendez parler de l’entreprise 2.0, , du «virage numérique ou digital », de l’infonuagique, d’un CRM? Voici un article qui vous propose de démystifier la bête du « numérique en affaires », une pieuvre aux mille tentacules de possibilités. Petite introduction pour entrepreneurs qui se veulent informés et …branchés!

L’ère de l’homo digitalis?

La démocratisation des nouvelles technologies, du Web surtout, a changé notre quotidien. Les individus qui ne possèdent pas de téléphone intelligent sont des espèces en voie de disparition. Les médias sociaux, sont utilisés par plus de sept adultes québécois sur dix (71,7 %). Le taux de croissance moyen estimé (2013-2018) du commerce électronique au Québec est estimé à 13,8 %  par an : une tendance de fond! (études CEFRIO)

Le succès fulgurant de bon nombre de startups du domaine des technologies démontre bien que les organisations tout comme les individus achètent et s’approprient ces nouvelles technologies. Qu’ils soient tantôt chefs d’entreprise, clients et employés,  les individus qui en font usage changent les comportements et les attentes de consommation.

Définir le numérique…

Pour faire court, disons que  l’adjectif « numérique » fait référence au codage informatique du Web. C’est un raccourci emprunté pour désigner les technologies de l’information et des communications et les  nouveaux modèles de production, de diffusion et de réception du savoir en général qu’elles engendrent. Ces technologies, dans le contexte des entreprises, peuvent être groupés en 4 piliers. (selon principales tendances observées au sein des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE))

 

 

La mobilité ou le « nomadisme numérique » consiste à utiliser des technologies électroniques sans-fil pour utiliser des informations numériques ou communiquer par la téléphonie mobile ou par Internet quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

L’infoanugique (cloud en anglais)  permet aux personnes et aux entreprises d’utiliser les logiciels et le matériel gérés par des tierces parties à partir de lieux éloignés. L’infonuagique donne accès à un bassin commun de ressources, y compris de l’espace de stockage de données, des réseaux, des centres de traitement et des applications spécialisées.

Les mégadonnées (big data) sont des données structurées ou non dont le très grand volume requiert des outils d’analyse adaptés. Par exemple : les données administratives (dossiers bancaires, dossiers fiscaux, registres) les données transactionnelles (p. ex, transactions en ligne) les données comportementales (p. ex. recherches en ligne, consultations de page Web) etc.

Les médias sociaux dans le contexte du milieu des affaires sont les plateformes applicatives (Facebook, LinkedIn, Instagram, Pinterest ou autre) jointes par des membres (employés d’une entreprise, ses clients, ses actionnaires ou ses partenaires) qui forment une même communauté d’intérêt avec des degrés variables d’engagement et d’interaction.

À titre d’exemple voici des outils numériques de gestion selon les fonctions dans une entreprise :

Ces outils de gestion facilitent, en dématérialisant et en  automatisant, en quelque sorte des processus internes ou externes qui seraient sinon exécutés « à la mitaine ». Plusieurs de ces applications sont complémentaires et peuvent communiquer entre elles pour un maximum d’efficacité. Une plateforme de commerce en ligne peut, par exemple, être connectée avec votre logiciel comptable qui enregistre automatiquement les ventes et modifie en conséquence votre outil de gestion d’inventaire.

Bien entendu, l’intégration de ces technologies demande un  investissement minimal au sein d’une entreprise. Voyons deux brefs exemples de chef d’entreprise passés par le SAJE qui ont intégré des outils du genre.

Parce qu’on innove…

Marc-André Mailhot a fondé Maillon Vert, une boîte de consultation instigatrice d’un programme pour pharmacies éco-responsables.

Pour gérer les projets de consultation en cours, les employés utilisent l’interface Asana. « Asana gère notre accompagnement des pharmacies avec une uniformisation, une systématisation de nos actions, que ce soit la gestion des conseils, des courriels par exemple. Cela nous assure une qualité uniforme dans nos interventions. »

Marc-André recommande aux entrepreneurs qui voudraient intégrer un outil de gestion de projets d’avoir  en place des processus assez définis, ce afin de mieux choisir l’outil approprié. « Chaque interface a des forces et faiblesses : si vous connaissez bien vos processus et donc, vos besoins, vous pourrez choisir le meilleur outil pour vous,  celui qui sera en complémentarité également avec les autres outils déjà en place.»

Marc-André s’est d’abord formé à l’utilisation dudit logiciel pour ensuite transmettre le savoir à ces employés. Il a dû faire un suivi serré dans les débuts pour que chacun d’entre eux prenne systématiquement les meilleures habitudes d’utilisation.

« La gestion du changement s’avère heureusement plus facile dans les petites entreprises. De notre côté, intégrer ce genre d’outil va de pair avec notre culture d’entreprise. Maillon Vert fait dans l’innovation et dans le conseil, celui-ci exigeant de faire preuve de rigueur. Nos outils doivent refléter ce que nous sommes! »

Centraliser les fonctions

Chez Spiritours, agence spécialisée  en voyages de ressourcement, un seul même logiciel sert de base de données, de gestionnaire de relation clients et de relation avec les fournisseurs ainsi que de logiciel comptable. Il s’adresse spécifiquement aux entreprises en tourisme.

« Au tout départ,  la comptabilité se faisait à l’externe », mentionne Anne Godbout,  directrice de Spiritours. « C’était une crainte pour moi de rapatrier la gestion comptable à l’interne. Mais, avec les formations incluses à l’achat du logiciel et disons le, l’apprentissage « sur le vif » , ce fut mission accomplie en peu de temps et de façon efficace.

Un conseiller du SAJE m’a également poussée, il y a quelques années déjà, à utiliser les médias sociaux, un blogue et des infolettres et à les mettre en réseau pour qu’ils s’alimentent mutuellement. Cela maximise mes opérations marketing.  Nous pouvons par exemple mesurer la popularité de nos voyages avec les statistiques générées et ensuite lancer, en peu de clics,  des promotions très ciblées! »

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Le SAJE vient de mettre sur pied le programme Succès-Numérique qui informe, inspire et forme les entrepreneurs aux avantages des outils technologiques de gestion. Conférences, fiches informatives et outils et formations seront lancées sous peu. Pour être informés, abonnez-vous à notre infolettre, si ce n’est pas déjà fait!

Notre prochaine conférence de sensibilisation intitulée  Les technologies numériques : une opportunité pour mon entreprise? a lieu le vendredi 16 juin prochain. C’est gratuit! Réservez en cliquant ici.

 

 

 

On peut dire que l’entreprise Electrik Kidz est née d’une histoire d’amour. Celle de ses deux fondateurs, le couple Ariane et Christian, puis de leur amour pour leur bébé et l’envie de lui confectionner des vêtements pratiques, originaux et branchés. (Avez-vous vu leur collection pour bambims spécial David Bowie?)

Le couple d’entrepreneurs Ariane St-Cyr et Christian Simard avec leur fils

L’entreprise qui a pignon sur rue à Hochelaga fêtera en 2016 ses 5 ans d’existence. Un chiffre d’affaires qui double à chaque année depuis les débuts, la marque est aussi distribuée dans plus de 200 points de vente notamment à Dubaï, au Koweït, et à Taiwan!

Frapper le mur des défis de gestion

« Notre ascension a été assez rapide. Ni Christian ni moi ne sommes des gestionnaires nés. Après 2 an et demi, notre production et notre comptabilité sont vite devenues difficiles à gérer. » Les deux entrepreneurs vont alors chercher de l’aide. Une équipe en commercialisation de la mode étudie leur cas.

« On nous a présenté la solution d’un gros logiciel qui englobe tout. Mais le coût était de 100 000$. Nous n’avions pas les moyens de l’instaurer.»

Ariane, qui avait complété le programme de Soutien au travail autonome au SAJE, contacte l’équipe des Services spécialisés en croissance d’entreprise du SAJE pour obtenir des conseils.

« Bruno Gariépy, notre conseiller nous a plutôt dit : allons-y petit à petit. »  L’organisme SAJE les aide à obtenir un financement  de 5 000$ et leur recommande tout d’abord un système de logiciel comptable (Quickbooks online (un atelier au SAJE vous y introduit).

« C’est un outil génial! » Par la suite, Electrik Kidz investit dans un nouveau site Web pour pousser la vente en ligne. « On voulait un site qui pouvait communiquer avec notre logiciel comptable. C’est là que Bruno me parle de Shopify. Avec les canevas qu’offre Shopify, j’ai pu monter moi-même mon site selon mes goûts. Ça prend un peu de temps mais c’est facile et agréable à faire. »

Bruno Gariépy, conseiller en gestion au SAJE

« L’idée avec des entreprises qui vivent des défis de croissance est surtout de prendre les bouchées que l’on peut digérer. Une bouchée à la fois. En élaborant un escalier de croissance, on arrive à prioriser les décisions et choisir les outils pertinents qui auront les meilleurs impacts sur les nœuds qui empêchent l’entreprise de grandir. » , commente Bruno Gariépy.

Assez technophile, Ariane découvre par la suite d’autres applications. « Je sais que je connais seulement une petite fraction de ce qui existe comme outils mais j’aime m’informer, découvrir. Certains de ces outils m’aident vraiment à gagner du temps. »

Elle instaurera par la suite Receiptfull, un outil de facturation qui fait du courriel de facturation envoyé aux clients, un courriel transactionnel optimisé (design, collecte de commentaires et code promotionnel intégré) pour inciter vos acheteurs à consommer davantage.

Puis, l’équipe met en place Brandboom une plateforme Web qui permet à une marque de proposer ses produits à un réseau international de clients potentiels et de distributeurs qui font leur commande directement en ligne.

«Cela permet à nos 200 points de vente d’être plus autonomes.» Les commandes se font sans l’intermédiaire d’un représentant. Mais plus important encore : ces commandes sont transmises de façon automatisée à Quickbooks (pour la comptabilité) et à notre logiciel MRP (logiciel de planification des ressources de productions) qui gère nos stocks. Bref, les chiffres sont communiqués automatiquement.

À ce jour, une seule cliente d’Ariane a manifesté une réticence à l’usage de ces outils. Il faut dire que le milieu de la mode est sans doute un secteur à l’affut des technologies nouvelles en affaires.

«La galaxie d’options de développement par le numérique peut donner le vertige. Surtout si elle entraine des modifications dans vos manières de faire ou dans votre modèle d’affaires. Il faut en fait prioriser les fonctions de votre entreprise là où les résultats seront les plus rapides (la vente, le marketing, la production ou l’administration). Vos compétences numériques ne pourront que s’améliorer et vous serez plus agiles pour les prochaines étapes de votre développement.», d’ajouter Bruno Gariépy.

C’est bien beau tout ça mais….ça coûte combien?

Ariane répond : « L’investissement est assez raisonnable. Nous payons ces outils avec un abonnement mensuel. Au lieu  de payer un 5 000$ pour un site Web nouveau fait à l’externe, notre site Web actuel est payé chaque mois, il est efficace et à mes goûts puisque je l’ai désigné avec l’aide de la plateforme.  Maintenant, les ventes se font presque seules. Par exemple, on a vendu plus de 90 000$ en 2015 seulement via le site. Sans compter nos 200 points de vente. Et c’est beaucoup moins exigeant que d’aller présenter dans des salons à Toronto ou New York. »

Avec ces gains, l’équipe d’Electrik Kidz a pu accueillir trois nouveaux employés.

Et…c’est rentable?

« On a fait beaucoup d’essais et erreurs pour mettre en place  ces logiciels mais une fois que qu’ils sont bien instaurés, c’est vraiment efficace! » Plusieurs outils fournissent d’ailleurs des consultations dans leur frais annuels. Sinon, un service technique de soutien technique est accessible. Les entreprise du numérique, un secteur florissant, sont très compétitives! ».

« Hummm …la rentabilité de mes outils numérique est en effet très difficile à mesurer, mais je sais que je gagne beaucoup de temps en me sauvant de tâches que je n’aimais pas trop faire. (rires) Sauf le site Web, je me le garde pour moi. C’est mon petit bonbon. C’est ma vitrine mondiale après tout, je veux que ce soit à mon goût! »

L’entreprise envisage maintenant davantage dans le marketing numérique avec des campagnes Adwords et un usage maximisé des médias sociaux.

« Le numérique en affaires c’est l’avenir, tout simplement! » de conclure Ariane.

Pour vous informer sur l’intégration du numérique en affaires, suivez-nous sur les médias sociaux et via notre infolettre. Le SAJE promet des nouveautés cette année!