05
oct
publié par: SAJE

L’article qui suit a été publié sur le blogue de Pierre Duhamel. Il a été rédigé par Nathalie Quirion, une collaboratrice spéciale au sein de l’équipe de V3-ventures. Madame Quirion a gentiment offert l’article Think big Québec au SAJE à des fins de publication sur le blogue Le Métier d’entrepreneur. Nous remercions donc M.Duhamel et Mme Quirion d’avoir accepté de partager ce billet avec nous.

                                                                                                                                                                                                    

Nathalie Quirion, V3-Ventures

Trop de Québécois et de Québécoises se lancent en affaires par subsistance et non par choix. Je le déclare avec beaucoup de respect pour ceux qui se sont vus « forcés » de partir en affaires parce qu’ils venaient de perdre leur emploi, parce qu’ils n’avaient pas de travail dans leur région, ou parce qu’ils voulaient « travailler de la maison ».

Toutefois, la carrière d’entrepreneur PEUT être un 1er choix de carrière, désiré et réfléchi. D’ailleurs, le légendaire génie québécois gagnerait à s’épanouir davantage sans être la « propriété » d’une multinationale ou d’une université. « Le Québec n’ose plus », déclarait Charles Sirois dans le billet de Pierre Duhamel publié dans ce blogue le 20 septembre dernier. Il insistait également sur le fait que l’entrepreneur n’est pas suffisamment valorisé chez nous.

Mais pourquoi encourageons-nous si peu l’entrepreneuriat et l’innovation au Québec ? Il y a certes un mouvement très positif qui vient de la base et j’en tiens pour preuve le nombre toujours croissant de sites web, d’organismes et de coachs qui offrent des ressources aux entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain. Mais les conseillers en orientation qui parlent d’entrepreneuriat comme choix de carrière dans nos écoles secondaires ne sont pas monnaie courante.

Pourtant, des modèles d’hommes et de femmes d’affaires québécois, qui sont partis de rien et ont bâti leur empire, il y en a des tonnes au Québec. Pensons seulement à Guy Laliberté (Cirque du Soleil), Lise Watier (Cosmétique Watier), Charles Sirois (Microcell, Télésystème), Daniel Langlois (Softimage), ou Joseph-Armand Bombardier (Bombardier), pour ne nommer que ceux-là.

Détrompez-vous, je n’affirme pas que la réalité des entrepreneurs d’aujourd’hui soit toujours rose et je suis très consciente que les sources de financements sont souvent trop rares, mais je ne peux m’empêcher de rêver que la génération des mes fils sera reconnue comme une génération d’innovateurs et d’entrepreneurs qui auront fait avancer le Québec et en auront augmenté la richesse.

Tout cela pour vous dire combien j’ai été charmée par le nouveau projet de Stéphan Lepage, V3-Ventures, un hybride entre un Fonds de capital-risque et un ange investisseur. Nouvellement installé dans le chic quartier Saint-Roch à Québec, Lepage se donne comme objectif d’accompagner plus de 50 startups en technologie au courant des 5 à 7 années que durera son programme. Et je peux vous en parler, car je me suis jointe à l’équipe de V3 avec le but avoué d’accompagner ces entrepreneurs dans leur aventure et de faire une différence.

V3-Ventures offre d’abord un financement d’appoint de 20 000 $ pour permettre à un projet de « germer », mais assure également un encadrement complet avec son V3-Camp de 9 mois obligatoire pour tous ceux qui souhaitent recevoir ce financement initial. C’est comme un ange investisseur « avec des dents ».

Par la suite, les entreprises qui se distinguent lors du V3-Camp se voient offrir un deuxième financement, plus substantiel celui-ci (jusqu’à 500 000 $) ainsi qu’un suivi conséquent avec la relation établie au cours des mois précédents. C’est la portion VC (capital de risque) de V3-Ventures.

Pour moi, ce fût le coup de foudre. Enfin, un programme accessible qui contribuera à la croissance du Québec et de ses entrepreneurs. Sans se plaindre, Stéphan Lepage avoue que son aventure avec Telweb fût difficile autant qu’exaltante. Mais il a osé voir grand et il avait raison.

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