Vous ne le saviez pas ? Et pourtant, c’est inévitable.  Si vous vous apprêtez à acheter une entreprise, vous DEVEZ vous entourer d’un comptable, mais aussi d’un avocat, à un moment donné du processus d’achat.

 Un article rédigé en collaboration avec Sylvain Martin, formateur au Centre de transfert d’entreprise.

 

Pourquoi ces deux professionnels ?

C’est tout simplement votre ceinture de sécurité, les coussins gonflables et vos assurances automobiles réunis. Ils possèdent des compétences incontournables que la plupart des acheteurs n’ont pas (à moins d’avoir étudié dans le domaine).

De plus, comme nous le confie Sylvain Caron, directeur en Services-conseils financiers chez BDO Canada. « Au-delà des connaissances théoriques, l’expert-comptable et l’avocat, particulièrement ceux qui sont spécialisés dans le domaine, possèdent une expérience pratique, acquise en effectuant plusieurs transactions, ce qui leur permet de bien voir l’ensemble des éléments à considérer. Ils pourront ainsi prévenir l’acheteur sur les risques potentiels au-delà de leurs champs d’études que ce soit, entre autres, pour des questions de fiscalité, de propriété intellectuelle, de financement ou bien d’assurances et vous référer aux besoins à la bonne ressource.»  

Charles Sylvestre, associé chez Adix Conseil, me racontait mercredi dernier comment un acheteur avait perdu près de 50 000 $ lors d’une transaction avortée. Le cédant s’est retiré au dernier moment, sans justification « matérielle ». Aucune clause de la lettre d’intention ne protégeait l’acheteur pour les frais déjà engagés. Or, il avait rédigé son offre sans l’aide de conseiller externe.

Quand faut-il les contacter ?

Effectivement, un comptable ou un avocat peut vous coûter cher. De plus, ils n’ont pas de temps à perdre, tout comme vous d’ailleurs. Alors, autant optimiser leurs services..

1- Avant toutes choses : êtes-vous un acheteur crédible ? Pour le savoir, lisez mon article ici. Si tel est le cas, continuons.

2- Avez-vous ciblé une entreprise, rencontré son propriétaire quelques fois et visité les locaux ? Si vous ne l’avez pas fait, faites-le donc avant de penser à contacter qui que ce soit.

3- Vous évoquez une entente de confidentialité avec le cédant ? C’est le temps de contacter votre avocat.

4- Le cédant vous a (enfin) remis les états financiers et autres documents comptables ? C’est le temps de contacter votre comptable pour analyser les documents avec lui.

5- Vous faites une offre d’achat ? C’est le temps de réaliser la vérification diligente et plus que jamais, le temps de mobiliser vos deux professionnels.

En effet, selon Me Frédéric Letendre, du cabinet d’avocats BDSC , « L’acquéreur n’a généralement pas l’expérience de l’avocat ou du comptable qui est impliqué dans ce type de transaction plusieurs fois par année. Les professionnels l’aideront à prendre du recul et à diminuer les risques liés à sa transaction. Leur intervention coûte de l’argent, mais beaucoup moins qu’une transaction qui finit devant le tribunal »

N’avancez pas sans cette équipe. C’est un minimum. Même si des coûts y sont associés, ils sont à prévoir dans votre budget.

Sylvain Martin, formateur au Centre de transfert d’entreprise.

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2 Responses to “Achat d’entreprise : quand appeler votre comptable”

  1. Rafik Ikram Says:

    Effectivement, les coûts associés aux conseils d’un comptable et d’un avocat s’avèrent nettement inférieurs à ceux qui pourront être engendrés par une mauvaise tournure de la situation. En effet, et pour en avoir été témoin, plusieurs acheteurs, par souci d’économie ou des fois par inadvertance, avancent dans leur projet d’achat d’entreprises tous seuls. Des fois, ils y associent leurs comptables mais rarement très rarement ils ont recours aux services d’un avocat. Résultat: ils subissent des pertes bien inattendues.

  2. Claude Savoie Says:

    Bonjour,

    Effectivement, il n’est jamais trop tôt pour associer un comptable et un avocat. J’ajoute que lorsqu’on achète une entreprise, on achète plus que du matériel. On achète aussi une culture, une tradition, une équipe, un mode de gestion et une philosophie qu’il faudra changer. Il faut prévoir des résistances. il est souvent utile d’ajouter un coach d’affaires au processus.

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