« L’entreprise peut-elle se passer de chef ? » Le Festival international de films sur l’entreprise , présenté par HEC Montréal du 3 au 6 novembre 2011, répondra à cette question. Des films abordant cette question seront projetés dans les locaux du HEC et discutés par des spécialistes de l’entreprise.

L’évènement est ouvert à tous et se déroulera sous la présidence conjointe du cinéaste Denys Arcand et du professeur Laurent Lapierre.

Maintenant, à vous qui être fort probablement entrepreneur, qu’en pensez-vous ? « L’entreprise peut-elle se passer de chef », qu’est-ce que cette question vous inspire ? Ce serait vraiment intéressant d’avoir vos commentaires avant la tenue du festival! Tous à vos claviers!!!

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13 Responses to “L’entreprise peut-elle se passer de chef ?”

  1. Hélène Marchand Says:

    Pour avoir travaillé dans plusieurs entreprises et à mon âge, je peux conclure ques les entreprises ont besoin d’un chef et d’employés. Il y a toujours trop de chef et pas assez d’indiens et plus rien ne fonctionne. Oui, il faut 1 chef pas des chefs…… Preuve dans les gouvernements, il y a trop de chef, trop de département et personne en dessous pour faire la job et plus rien n’avance.

  2. Saïd HINI Says:

    Selon moi, aucune organisation ne peut fonctionner sans chef. Il faut une personne qui centralise les décisions majeures ainsi que la responsabilité de celles-ci, un leader à suivre avec une vue d’ensemble. De plus, peu importe leur niveau d’engagement, si le pouvoir de décider est partagé, cela laisse place à de possibles conflits d’intérêts, à des divergences d’opinion ou même à des différences d’engagement entre multiples preneurs de décision, ce qui peut facilement nuire à l’organisation et à sa pérennité . Même chez les entrepreneurs qui se lancent en affaires à plusieurs, il n’est pas rare qu’un des entrepreneurs en prenne un peu plus sur les épaules. Qu’il soit plus leader que les autres.

  3. Mathieu Leblanc Says:

    Non, l’entreprise ne peut pas se passer de chef. Même si les décisions se prennent en équipe, même si le leadership informel est distribué et que tous peuvent prendre un certain niveau de responsabilité , il va toujours rester un rôle qui revient uniquement au chef : imposer une culture d’entreprise. Volontairement, ou passivement, mais il y aura toujours une personne identifiée comme chef, et cette personne va nécessairement donner le ton à la culture de l’entreprise.

  4. Mati malik Says:

    On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char.
    Winston Churchill
    Une entreprise ce passera d’ un chef le jour ou les avions(avec des passagers a bords) ce passerons de pilote (

  5. Krystel Jobin Says:

    Merci pous vos commentaires! Vous vous entendez donc pour dire qu’il faut un leader, une personne qui sache tirer les autres vers le haut et prendre LA décision finale.

    Certes, cette question intrigue. Serait-il possible de faire fonctionner une entreprise efficacement s’il y a plusieurs chefs et non une seul grand chef qui, au final, aura toujours le dernier mot ? Si, par exemple, une personne a la totale autonomie de faire fonctionner le département ressources humaines et qu’une autre prend les décisions pour le département marketing sans qu’une personne au sommet n’ait à s’en mêler, arriverait-on à créer une cohésion et une symbiose dans l’entreprise ? On ne s’en sort pas, puisqu’il faut quand même un chef pour chacun des services…ou alors chaque décision est prise à la suite d’une concertation de tous les employés.

    Il y a plusieurs façons de voir les choses, mais je suis très curieuse de découvrir ce que nous répondront les spécialistes lors du Festival!

  6. Mohamet Sall Says:

    Pour cela il faut il faut décentraliser le pouvoir décisionnel un peu comme une vente pyramidale, si aux différents paliers chacun détient une parcelle du pouvoir décisionnel, l’entreprise pourrait se passer de son chef à défaut, elle sombrera avec son chef si, celui-ci, pour quelques raisons périclite.  »En atteignant la cible, on perd tout le reste » (pensée zen)

  7. Krystel Jobin Says:

    Une entreprise qui peut se passer de son chef n’est-elle pas une entreprise en santé ? :)

  8. Denis Desjardins Says:

    Oui ce modèle d’entreprise s’appelle une coopérative.Celle-ci y définit la direction et ses valeurs par l’ensemble de ses membres. La direction doit être votée à tous les 4 à 6 mois. La seule différence c’est qu’il faut nommer un vérificateur externe pour assurer le respect et la congruité des lignes directrices.

  9. Yves Duchêne Says:

    Bien oui et non. L’entreprise solide est pourvu d’un moteur propre le chef est son mécanicien il s’assure que les rouages sont bien lubrifiés, que les courroies d’entrainements sont en bonnes état. Il supervise,ajuste, il est omniprésent c’est son rôle une fois la machine en marche, il est indispensable, mais pas autant que toutes les autres composantes. C’est alors qu’il commence à explorer de nouveaux horizons à la recherche d’oportunités pour que l’entreprise continue à se dévellopper, s’épanouir.

    Bref, un bon chef est partout au passer, au présent et au future.

  10. Cécile Grand Maison Says:

    Non on a plus besoin de chef.
    Je vois plus des conseils de gestion d’entreprise où les tâches et les responsabilités sont partagées en rotation un peu à la manière Gordon avec l’écoute active ou Dawson avec le message JE.
    Il est vrai que j’ai une entreprise spéciale étant artiste en art visuel mais c’est une entreprise quand même mais d’un autre genre et ça fonctionne.
    Ma dernière exposition solo à Québec fut un succes grâce aux gens intelligents qui m’ont entouré et à qui je faisais confiance car ils et elles connaissent leur métier. C’est une clé d’avenir ça la confiance.
    La mode du controle total par une personne est terminée et d’allieurs s’est avérée productrice d’une gestion malsaine pour tout le monde et pour l’entreprise.
    L’entreprise je pense s’enligne vers un compromis de transition.
    Comme ce gars disait : Quand tu signes un contrat , si personne n’est tout à fait content , c’est un bon contrat.

  11. Krystel Jobin Says:

    Merci Denis Desjardins, Yves Duchène et Cécile Grand Maison pour vos commentaires :) Tous vos points de vue sont très pertinents! Selon le domaine d’activités, le type d’entreprise, le nombre d’employés, peut-être y a-t-il des contextes où « se passer d’un chef » n’est pas si farfelu!

    Pour les intéressés, le livre « Freedom, inc. : Free Your Employees and Let Them Lead Your Business to Higher Productivity, Profits, and Growth » contient des éléments très pertinents sur le sujet
    http://freedomincbook.com/

  12. Mathieu Leblanc Says:

    Si je peux compléter ma pensée : un chef, un leader, n’est pas un empereur omnipotent qui décide de tout. Le degré de décentralisation et d’empowerment qu’il donne est un de ses traits. C’est ce qui devient la culture de l’entreprise, ça ne peut pas arriver tout seul à partir de zéro. À la limite, un petit groupe de chefs sur la même longueur d’onde (et en phase) peuvent atteindre la même chose, et le chef peut même se retirer du quotidien, mais il est encore identifié comme le chef et les décisions vont se prendre selon la culture qu’il a imposée.

  13. Yves-Marie Abraham Says:

    Cette discussion est bien intéressante, et montre que la réponse à la question posée ne va finalement pas de soi ! Nous vous invitons à venir poursuivre cette réflexion à HEC Montréal du 3 au 6 novembre prochain. Au plaisir de vous y recevoir!

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