Entendre « plan d’affaires » c’est comme entendre « étude de marché » ou « demande de financement » ça donne des sueurs froides. J’ai cherché les raisons qui vous dispenseraient de faire un plan d’affaires… j’ai interrogé les conseillers du SAJE dans l’espoir de vous annoncer une bonne nouvelle, mais non, tout le monde ici est unanime : le plan d’affaires est une étape fortement conseillée si ce n’est obligatoire. Je ne vais pas revenir ici sur ce qu’est un plan d’affaires, mais je vais revenir sur les mesures qu’il vous faut prendre pour ne pas se décourager et prendre du plaisir à le faire (oui oui, on peut prendre du plaisir à rédiger son plan d’affaires).
Accepter l’idée d’en faire un
« Le plan d’affaires. Je n’en ai pas besoin. » Moi aussi j’ai toujours pensé cela, et c’est ce qui fait, entre autres, que je suis encore salariée aujourd’hui. Si l’idée de faire un plan d’affaires vous ennuie et vous décourage, c’est que vous n’êtes peut-être pas encore prêt pour monter votre entreprise. Car un plan d’affaires ce n’est pas seulement faire un devoir de 30 pages, c’est aussi comprendre le droit des affaires, déterminer ce que vous pouvez faire ou pas, c’est comprendre la fiscalité, c’est bien choisir son statut… bref, c’est bien pour rentrer petit à petit dans la peau d’un entrepreneur.
Si vous ne vous posez pas toutes ces questions dans le bon ordre (vous découvrirez votre ordre à vous justement en faisant le plan d’affaires), vous pourriez rester bloqué à chacune des étapes de votre processus de création. Alors, avant de se décourager pendant l’effort, on accepte l’idée que le plan d’affaires, c’est utile, même si on ne le sait que plus tard.
Le plan d’affaires c’est pour tout le monde
Au SAJE on peut rencontrer trois grandes catégories d’entrepreneurs : ceux qui ont un projet bien clair et défini, voire qui ont déjà les ressources nécessaires à sa mise en œuvre, ceux qui ont une idée un peu vague et ceux qui reprennent une entreprise.
Pour les premiers, le plan d’affaires permettra de se concentrer sur la rigueur de la gestion d’une entreprise, et de trouver des pistes de solutions.
Pour la seconde catégorie, cela leur permettra de valider l’opportunité d’affaires et de se confronter aux difficultés et à la réalité de l’entrepreneuriat.
Pour les repreneurs, ce sera un plan de reprise qui sera nécessaire, qui servira à bien connaître le marché spécifique de l’entreprise à racheter.
Repreneurs, ou bien entrepreneurs au lancement de votre première ou troisième entreprise… Pas de dérogation à la règle !
Aller sur le terrain
Vous ne pourrez pas présenter votre plan d’affaires à votre banquier ou à un conseiller si vous n’êtes pas allé sur le terrain. Par exemple, ce n’est pas parce que vous avez lu tous les livres sur le Kenya et que vous avez vu tous les reportages sur le sujet que vous saurez vraiment ce qu’est ce pays. Ce n’est qu’en y allant que vous développerez votre propre point de vue.
Voir, tester, toucher ne sera remplaçable par aucune statistique. Et puis aller sur le terrain vous amènera à faire des rencontres qui pourraient se révéler décisives pour votre création.
Quoi qu’il en soit, rien ne vous oblige à faire un plan d’affaires gros comme un dictionnaire, vous pouvez aussi vous concentrer sur les points essentiels de votre projet, c’est d’ailleurs ce plan d’affaire « allégé » que préconisent parfois nos conseillers.
Quel a été votre moteur à vous pour ne pas vous décourager ?

janvier 31st, 2012 at 0 h 08 min
Merci pour l’encouragement