Colette Savard et Robert Léveillé ont lancé leur entreprise cette année, le projet héritage, qui propose la réalisation de documentaire biographique sur la vie de nos aînés. Le démarrage d’une entreprise comporte son lot d’obstacle, mais en plus des difficultés habituelles, ils ont dû faire face à 3 obstacles supplémentaires : entreprendre après 50 ans, entreprendre en couple et entreprendre pour la première fois.

Comment est née l’idée du projet Héritage?

Robert : C’est quand j’ai perdu mon père que l’on s’est aperçu à quel point c’était difficile de récupérer les souvenirs de la personne défunte. Je voulais en savoir plus sur sa vie, sur l’existence qu’il avait menée, mais j’avais beau questionner ma famille, son entourage, on n’arrivait pas à coller tous les morceaux ensemble. L’histoire se perdait! La mère de Colette était en vie et c’est là qu’est venue l’idée. On travaillait dans le milieu de la télévision depuis 35 ans et on s’est dit qu’on allait conserver l’histoire de sa mère. Elle a joué notre cobaye et l’expérience a très bien fonctionné.

Colette : Ensuite on a fait des recherches voir si ce concept existait en cherchant les termes « biographie », « documentaires »… On a trouvé 3 compagnies qui se rapprochaient de ce que nous faisions (portraits de personnes âgées, portraits de professionnels). On les a  rencontrés et nous avons constaté que nous étions seuls sur notre niche. En étant recherchiste, j’ai pas mal d’antennes, alors on s’est lancé!

Lancer son projet à 50 ans … ça donne le vertige?

Colette et Robert : C’est un vrai défi, tout d’abord un défi après avoir passé autant de temps sur le marché du travail : il faut s’attarder sur les bonnes priorités au bon moment et faire son travail tout en devenant gestionnaire.

Mais d’un autre côté, être pigiste à notre âge, ce n’est pas toujours évident, car on est en concurrence avec de jeunes pigistes qui nous poussent dans le dos : ils coûtent moins cher, sont prêts à travailler de jour comme de nuit, ils sont à la fine pointe de la technologie… et on est aussi un peu fatigué d’aller de contrat en contrat.

Alors l’entrepreneuriat cela nous permet de garder ce que l’on aime faire en développant nos propres projets.

Un autre défi que vous arrivez à relever : le travail en couple!

Colette : Oui! Après 20 ans de vie commune, on se connaît! On sait qu’il faut être clair dans le « qui fait quoi » bien que toutes les décisions sont prises ensemble. Heureusement, on a sensiblement le même rythme de vie et la même passion pour le travail bien fait. Malgré le fait que l’on soit ensemble 24/24, on s’est inscrit dans une activité de chant qui nous sort complètement du travail.

Votre principale difficulté?

Colette : Tout le monde aime l’idée : « c’est génial! » nous dit-on. Mais peu passe le pas d’acheter notre service. À nous de faire connaître ce produit qui est nouveau.

On est passé à la télévision (visionner la vidéo de l’émission « Alors on jase » sur cette page et cella de MAtv ici), mais livrer le témoignage de sa vie est tellement quelque chose de personnel qu’il faut que l’on aille rencontrer le monde, montrer ce que l’on fait.

Comment vous a aidé le SAJE dans votre processus de création?

Colette et Robert : Notre conseiller, Selmen, a été vraiment important dans tout notre cheminement. Il croit en notre projet et cela compte pour nous. Pour les entrepreneurs en herbe, un peu inquiets au démarrage, se faire accompagner est un réconfort inestimable.

En revanche ce n’est pas évident de retourner à l’école à notre âge et faire un plan d’affaires de 50 pages peut apparaître comme un peu effrayant. Nous apprenons beaucoup de nouvelles notions : le côté juridique d’une entreprise, l’étude de marché, faire son marketing… Le SAJE nous a aussi apporté une certaine structure dans notre projet.

Ce n’est pas évident, mais c’est réalisable!

Si vous aviez un conseil à donner à quelqu’un qui se lance à 50 ans?

Colette et Robert : Réalise tes rêves, il n’y a rien de mieux que de pouvoir faire ce que l’on veut vraiment, laissez de côté les peurs. Il ne faut pas avoir peur et au moins essayer, et puis, ce n’est pas la fin du monde si vous n’y arrivez pas :)

Merci Colette et Robert!

Pour en savoir plus sur le projet Héritage vous pouvez visiter leur site web ou les contacter sur info@leprojetheritage.com

Et si vous voulez lancer votre entreprise venez faire un tour à notre atelier gratuit : Validation d’un projet d’affaires

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2 Responses to “Témoignage d’entrepreneurs : lancer son projet à 50 ans”

  1. wienders Says:

    Je vous admire car je me suis aussi lancée à 56ans et je rencontre les même problèmes que vous.
    Il nous faut être solide et garder le cap.

    Bon courrage

  2. Hak Says:

    Bonjour.
    J’ai apprécié vos présents écrits.
    J’ai 55 ans et prochainement , je vais déposer un projet auprès du S.A.J.E.
    En parlant d’âge, tout se passe dans la tête.IL faudrait y croire et, surtout gardez le cap comme vous le dis si bien.
    Bonne chance.

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