Rencontre avec Rodolphe Barrère, fondateur de l’entreprise POTLOC

Vous connaissez les campagnes de crowdfunding en affaires? Que diriez-vous de faire appel à une campagne de crowdsourcing? La jeune entreprise montréalaise POTLOC offre une plateforme  de crowdsourcing destinée aux entrepreneurs en démarrage qui lancent un commerce de détails.

« Le terme crowdsourcing peut paraître un peu barbare mais il se traduit comme de la « production participative » ou plutôt «  l’intelligence par la foule ». Dans le cas du crowdfunding ( sociofinancement) c’est de l’argent qui est amassé via le Web. Pour le crowdsourcing, il s’agit plutôt d’informations. » commente Rodolphe Barrère, co-fondateur.

POTLOC a justement fait du crowdsourcing le noyau de son modèle d’affaires.  POTLOC aide les entrepreneurs qui ont des projets de commerces avec pignon sur rue à trouver la bonne communauté dans laquelle s’implanter.

« Un commerce de détails sur trois fait faillite après un an et demi d’activité à Montréal. L’enjeu de la localisation géographique joue pour beaucoup. Les entreprises qui ont fait appel à POTLOC et ont décidé des se lancer, plus de 300 à ce jour, ont un taux de survie moyen de 95% , 1 an et demi après leur ouverture, (au lieu de 66%) après leur ouverture. »,  commente le jeune entrepreneur.

Comment ça fonctionne?

POTLOC propose aux entrepreneurs de réaliser une campagne sur leur plateforme. Un entrepreneur  inscrit alors son projet qui bénéficiera du vaste réseau de diffusion de POTLOC. Mais c’est surtout par le biais de publications sur les médias sociaux, surtout « Facebook-le -tout –puissant », que l’entrepreneur diffusera sa campagne qui est en fait, un petit sondage en ligne. Les internautes indiquent le lieu où il aimerait voir naître le commerce annoncé. Ensuite, les réponses sont récupérées et présentées à l’entrepreneur dans son compte POTLOC.

« Facebook est un outil très puissant et précis, surtout en termes de géolocalisation. Viser les gens d’un quartier donné, avec une tranche d’âge donné est devenu très accessible. Dans notre cas, on fait appel aux résidents d’un quartier au lieu d’une seule personne, l’entrepreneur, pour savoir si un commerce marchera. Faire appel au crowdsourcing, c’est aussi faire une étude de marché! »

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Pour Reid Hoffman, lancer une entreprise équivaut à « sauter d’une falaise et assembler l’avion pendant la chute ». Le cofondateur de LinkedIn emprunte cette image au célèbre auteur de science-fiction américain Ray Bradbury, qui l’employait pour décrire tout projet qui exige de faire fi de ses peurs pour se dépasser.

L’image du saut dans le vide et de l’avion à assembler dans l’urgence est particulièrement appropriée pour illustrer la rapidité d’action, la confiance en ses capacités et l’ingéniosité requises pour réussir en affaires. Trois entrepreneurs d’ici en témoignent.

Lancer une start-up: un vrai saut dans le vide

Y croire quand tout est à construire

À Pierre-Alexandre Fournier, qui a lancé Carré Technologies inc. en 2006, cette citation rappelle les premières phases de développement de son entreprise.

« Quand on part de zéro, on n’a ni produit, ni client, ni contrat rédigé, ni fournisseur, explique le président de l’entreprise qui produit les vêtements connectés Hexoskin. Tout doit être mis en place, et il faut croire en nos capacités à y arriver avant de manquer d’argent. »

Le temps joue souvent contre les bâtisseurs de start-up. « Quand on investit dans un projet, il faut qu’il soit rentable rapidement. Le temps est tellement important! », souligne M. Fournier. Or la loi de Hofstadter est implacable: tout prend toujours plus de temps que prévu. « C’est à cause des imprévus qu’on finit par faire des semaines de 80 heures de travail », dit le président de Carré Technologies, qui a déjà dû composer avec des fuites d’eau et un incendie dans ses locaux, sans oublier les fournisseurs inconstants. « Il nous est arrivé qu’un fournisseur manque une étape d’un procédé. Il a eu beau ne pas nous facturer le travail, il a quand même ruiné pour 30 000 $ de matériel, et nous, on a perdu trois mois de travail… »

L’attrait irrésistible de l’inconnu

Par chance, il y a aussi des imprévus heureux dans la vie d’un entrepreneur. Comme quand le Super Bowl fait appel à vos services pour gérer les accès à ses événements VIP. Mais le taux d’adrénaline s’élève lorsque l’occasion se présente à moins de deux mois du jour J. C’est précisément ce qui est arrivé à l’équipe de Connect&Go. « C’était presque impossible de réaliser ce mandat dans les délais, se souvient Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise spécialisée dans les bracelets intelligents et les solutions RFID. En six semaines, on a dû déployer la structure avec toute la sécurité que demande un mandat aux États-Unis. »Pour le jeune homme d’affaires qui en est à sa cinquième entreprise, l’enthousiasme devant les nouveaux projets est un véritable carburant. Sa propension et celle de son associé, Anthony Palermo, à se lancer dans le vide fait même l’objet de blagues au bureau. « On est tellement dans l’excitation des nouveaux projets qu’on les vend avant de savoir comment on va les réaliser », rigole M. Gagnon. Il évoque notamment la fois où ils ont annoncé à leurs employés qu’ils avaient décroché un contrat dans un grand festival hivernal. « L’équipe nous a alors rappelé que notre technologie ne fonctionne pas bien au froid… » Mais tous se sont relevés les manches pour adapter le produit aux rigueurs de l’hiver.

« La vie d’un entrepreneur, c’est d’accepter de composer avec un quotidien qui n’est pas stable, qui ne se passe jamais comme on le pensait. C’est ce qui la rend si excitante! » lance celui qui a pour philosophie que « le meilleur plan, c’est de ne pas en avoir ».

Un avion configurable à volonté

Reconstruire un avion qu’elle croyait parti pour un long vol, c’est ce qu’a dû faire Mariève Paradis, cofondatrice du magazine web Planète F, lorsque son associée s’est retirée de l’aventure en janvier 2016. « De janvier à juin, Planète F s’est contenté de planer, le temps que je redonne son équilibre au magazine, avec moi seule à la tête d’une équipe d’une vingtaine de journalistes collaborateurs et d’une trentaine de blogueurs. » Elle combine aujourd’hui les fonctions d’éditrice et de rédactrice en chef du magazine lancé en 2014. Même si ses nouvelles fonctions comportent leur lot de défis, la cofondatrice de Planète F s’émerveille de la liberté dont disposent les entrepreneurs pour configurer à leur manière ce fameux avion:

« Au départ, je ne savais pas à quel point les entrepreneurs étaient libres de tout faire. Ils peuvent décider des valeurs de leur entreprise, de leur style de gestion, de l’importance qu’ils accordent aux profits… C’est très philosophique, devenir entrepreneur!

Une liberté dont elle compte bien profiter pour mettre en place une structure peu hiérarchique dans son entreprise en pleine croissance… et pour se lancer au printemps 2017 dans l’aventure de la publication d’une édition papier de son magazine.

 Édité le 14 décembre 2016 par
 
Connaissez-vous notre programme Lancement d’une entreprise ? Un programme complet qui vous donne les bons outils pour démarrer votre projet d’affaires.

C’est l’histoire d’une entrepreneure et de sa jeune entreprise. Judith Fetzer, début trentaine et nouvelle maman,  co-fondatrice de COOK It, entreprise qui, à moins de trois ans d’existence compte 20 employés.

« J’ai toujours voulu lancer une entreprise, c’était clair pour moi que j’allais faire ça dans la vie! »

La jeune femme, diplômée d’un baccalauréat en administration, a fait ses premières armes en démarrage d’entreprise. Elle démarre un magasin de meubles, puis aide au démarrage d’une boutique de mode pour des amis. Elle tente de démarrer une entreprise en Afrique : fiasco total!

Alors qu’elle admire des entreprises montréalaises émergentes qui utilisent le Web pour se démarquer, une amie lui parle d’un concept vu à l’étranger qui allie le domaine de l’alimentation au commerce en ligne. Judith, qui travaille alors en restauration, y voit une opportunité de rêve!

L’idée mijote et prend la forme d’un plan d’affaires qu’elle écrit, réécrit et peaufine avec l’aide d’une conseillère au SAJE dans le cadre du programme Soutien au travail autonome (STA).

«Le soutien financier de la mesure STA a été d’une aide incroyable. Ça m’a permis de subvenir à mes besoins pendant un an,  de ne pas m’inquiéter pour la sécurité financière et de me concentrer sur mon projet d’affaires pour un an complet

En juin 2014 naîtra COOK It que Judith décrit comme un livre de recettes 2.0., commandé en ligne, livré chez soi. La fameuse boîte contient tous les ingrédients d’une recette choisie facile,  réalisée en 4 à 6 étapes en moins de 30min.

« On fait des gens de meilleurs chefs au quotidien! » Avouez que le pitch est convaincant…

Un an plus tard, dans cette même salle du SAJE où Judith présentait son concept pour obtenir le soutien financier de la mesure STA, elle livre un autre pitch, cette fois pour convaincre le jury du Concours québécois en entrepreneuriat. Elle gagnera le Grand Prix Druide lors du Gala du Concours pour la région de Montréal.

Peu après, c’est au tour des Dragons d’être séduits par le concept de son entreprise et d’y investir.« Mon passage au Dragon est l’une des choses les plus stressantes que j’ai vécue! Nous savions au moment de lancer l’entreprise que nous allions faire tout notre possible pour passer à l’émission. »

La stratégie de communications de COOK It a visé juste : près d’un million de téléspectateurs du Québec connaîtront ses services via l’émission. Peu après, COOK It étend ses services à la province toute entière!

« On s’est vite rendu compte les premiers mois qu’on avait créé une business d’opérations et de logistiques. En effet, dans une boîte, qui peut contenir plusieurs recettes, il y a parfois 60, voire 80 d’ingrédients! Mais la beauté de notre modèle d’affaires est que nous n’avons pas à faire de gestion d’inventaire ou de stocks. Chez COOK It, tous les aliments sont achetés en ayant été vendus au préalable. Quand on sait que, dans le domaine alimentaire, (supermarchés ou restaurants), c’est parfois 50% des aliments comestibles qui sont jetés aux poubelles, c’est crucial comme avantage! Et les gens évitent aussi le gaspillage à la maison  parce qu’on fournit les quantités exactes dont ils ont besoin. »

(suite…)

Par Camille Rohner, formatrice  médias sociaux au SAJE et présidente , conseillère stratégique chez ‎Continuum Communication

Voici quelques bonnes résolutions à prendre dès maintenant pour conquérir les médias sociaux cette année!

 

  1. Mettez vos médias sociaux à jour

Courriel, numéro de téléphone, services, produits, mots clés, site internet, heures d’ouverture, liens… Votre toute première résolution sera de vérifier toutes les informations concernant votre entreprise et votre profil (LinkedIn et Viadeo) et d’y apporter les mises à jour nécessaires. Veillez à apporter un soin particulier à la qualité et précision de vos informations. Cela reste un moyen efficace pour favoriser votre visibilité dans les outils de recherche.

  1. Faites du tri dans vos médias sociaux

Peut-être vous êtes-vous lancé (e) rapidement sur plusieurs médias sociaux. Votre deuxième résolution consistera à faire le point sur votre présence actuelle. Il est difficile de gérer efficacement plusieurs médias sociaux. Une présence de qualité demande d’y consacrer du temps et du soin. Il s’avère alors judicieux d’analyser le travail réalisé versus les résultats obtenus.

Posez-vous les bonnes questions :

Toutes mes plateformes sont-elles utiles? Suis-je capable de rejoindre ma clientèle sur cette plateforme? Le peu de temps que je mets sur cette plateforme ne serait-il pas plus utile pour une plateforme qui fonctionne vraiment?

Il est préférable de consacrer son énergie sur un même endroit pour une diffusion de l’information la plus complète possible.

  1. Définissez vos objectifs pour votre stratégie

Se fixer des objectifs est un indispensable lors de la création de votre entreprise. Que ce soit pour de la vente, le marketing, le développement d’affaires ou les médias sociaux, il est essentiel de vous fixer une ligne directrice pour atteindre votre but.

La méthode la plus connue, S.M.A.R.T vous guidera pour déterminer vos objectifs (Spécifique, Mesurable, Acceptable, Réaliste, Temporellement défini)

Dans le cas des médias sociaux un objectif  SMART pourrait être : Augmenter le nombre de fans sur ma page Facebook de 15 personnes par mois (organiquement) afin d’accroître notre visibilité.

Il est donc important pour vous de fixer vos objectifs en lien avec les médias sociaux afin de vous motiver à faire les actions nécessaires pour les accomplir.

  1. Établissez une stratégie 
    Pour définir votre stratégie vous avez besoin de connaître votre cible (personne) et vos objectifs (S.M.A.R.T). Il faut ensuite réfléchir aux différentes actions qui pourront vous aider à les rejoindre, comme par exemple:
  • Créer un concours (photos, vidéos, commentaires…) pour augmenter votre visibilité ou l’engagement avec votre communauté.
  • Élaborer un partenariat avec des influenceurs
  • Élire des ambassadeurs au sein de votre communauté pour parler de votre marque, ou de vos produits
  • Lancer des programmes de parrainage pour fidéliser votre clientèle et en trouver une nouvelle.
  • Lancer des campagnes de publicités
  • Faire une séance vidéo en direct.
  • Proposer des offres irrésistibles

Le tout étant de planifier vos différentes actions au bon moment. Il ne faut pas oublier que certaines périodes sont propices à des actions marketing comme Noël, la Saint Valentin… À vous de choisir la meilleure période pour lancer vos opérations.

  1. Définissez une ligne éditoriale et travailler des calendriers de contenu

Vous devez également penser à votre ligne éditoriale et déterminer une stratégie de contenu qui vous démarquera des autres.  Cela vous aidera à diversifier votre contenu en fonction des plateformes et des personnes à qui vous vous adressez. Créer du contenu visuel et multimédia (vidéos de différents formats) est un incontournable pour faciliter l’engagement sur les médias sociaux; ne passez pas à côté!

Travailler sur un calendrier vous permettra de gagner du temps et de n’omettre aucun évènement :
– Déterminer les jours et heures de diffusion
– Préparer le contenu pour les différentes plateformes (garder une cohérence)
– Fixer un rythme de publication pour vos réseaux sociaux et le respecter
– Prendre le recul nécessaire par rapport au contenu que vous diffusez
– Acquérir une  certaine organisation et gagner en efficacité.

  1. Analysez ses statistiques et ajustez son contenu

C’est souvent la partie délaissée. Pourtant elle permet une meilleure compréhension de vos actions et vous aide à prendre de meilleures décisions. Créer du contenu et mettre en place des actions sans regarder si cela  fonctionne ne vous permet pas d’avancer. Vous devez connaître et comprendre l’impact de vos gestes.

La grande majorité des médias sociaux vous donnent accès à un outil de statistiques vous permettant de voir :

– Qui sont les personnes de votre communauté (démographie…)?
– Quelles sont les heures pendant lesquelles votre communauté est connectée?
– Le type de publication qui fonctionne le mieux (image, vidéo, texte…)
– Les interactions faites (j’aime, commentaire, partage…)
– Le nombre de nouvelles personnes abonnés à votre page (fans, twittos, instagramers…) par jour/ semaine/ mois.

– Facebook vous propose de lire vos statistiques sur Facebook Insight. Pour en apprendre davantage, on vous invite à lire cet article sur les statistiques essentielles de votre page Facebook : Les statistiques essentielles de votre page Facebook

– Pour Instagram, vous êtes obligé (e)  d’avoir un compte professionnel pour obtenir des statistiques. Ici un article : Comment convertir mon profil personnel Instagram en profil professionnel

– Vous avez accès aux statistiques sur Twitter et Pinterest si vous amorcez des publicités.

– You Tube et Vimeo vous donnent accès à de nombreuses informations concernant la diffusion et porté de vos vidéos.

Votre arme suprême :

Google analytics. Cet outil gratuit vous permet d’analyser les visiteurs qui viennent sur votre site internet et d’en apprendre davantage sur leur comportement. À ce sujet, lisez l’article Découvrez Google Analytics.

  1. Restez connecté (e) aux actualités des médias sociaux

Le monde des médias sociaux est le plus versatile qui puisse exister! À peine une nouvelle fonctionnalité apparaît que deux autres peuvent disparaître… Vous tenir informé (e) des nouveaux projets mis en place par les plateformes sociales vous évitera de mauvaises surprises.

Voici quelques liens à suivre pour avoir accès à ces informations :

Le Monde : htt://www.lemonde.fr/reseaux-sociaux/

Le Blog du modérateur http://www.blogdumoderateur.com/reseaux-sociaux/

Canoe.ca partie techno http://fr.canoe.ca/techno/internet/

Masable : http://mashable.com/category/social-media/

On vous invite également  à suivre sur Facebook et Twitter les comptes des grandes plateformes, vous êtes certains de recevoir toutes les nouvelles actualités.

Sur Facebook :

Twitter https://www.facebook.com/twitterinc/

Facebook  https://www.facebook.com/facebookcanada/

Linkedin: https://www.facebook.com/LinkedIn/?fref=ts

Instagram https://www.facebook.com/InstagramEnglish/?fref=ts

Pinterest https://www.facebook.com/pinterest/?fref=ts

Sur Twitter :

Instagram sur Twitter https://twitter.com/instagram

Snapchat : https://twitter.com/Snapchat?lang=fr

Pinterest : https://twitter.com/Pinterest?lang=fr

Linkedin: https://twitter.com/LinkedIn?lang=fr

Twitter : https://twitter.com/facebook?lang=fr

Il ne vous reste plus qu’à mettre en action vos bonnes résolutions pour atteindre un changement durable!

Cet article est écrit dans le cadre de l’initiative :

Pour consulter d’autres articles, rendez-vous au : www.succesnumerique.org

Vous avez besoin d’un coup de pouce pour vos médias sociaux? Voyez notre offre d’ateliers médias sociaux au www.sajeenaffaires.org/fr/ateliers.php

La complicité est évidente entre Michèle et Audrée. L’enseignante et l’élève se sont rencontrées à l’École de joaillerie de Montréal. Michèle, qui possédait déjà plus de 10 ans d’expérience en joaillerie, cherchait un partenaire d’affaires. À la fin de ses études, Audrée s’est jointe à Michèle pour créer Flamme en rose, une bijouterie unique spécialisée dans la création sur mesure et la transformation de bijoux. Leur clientèle principale? Des jeunes de 25 à 35 ans qui recherchent des bagues de mariage et des femmes de 35 à 60 ans qui souhaitent transformer de vieux bijoux démodés. Et des hommes aussi! Ceux qui souhaitent offrir un bijou sur mesure à leur douce moitié.

En affaires depuis maintenant 7 ans, les deux femmes sont propriétaires de la boutique installée dans la tour des bijoutiers, rue Cathcart, au centre-ville de Montréal. Si leur premier défi était de trouver un emplacement idéal pour leur commerce, il en est tout autre aujourd’hui.

Michèle Côté (gauche) et Audrée Michaud (droite) fondatrices et joaillières de Flamme en rose

C’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas viser grand

« Pour l’instant, toute notre tête est dans le nouveau site web!  Des compétiteurs qui fabriquent ici et qui vendent en ligne, il n’y en a pas. On est les seuls, dans le bijou haut de gamme, à avoir un site transactionnel. C’est un avantage », nous explique Audrée. Mis à part l’exclusivité, d’où leur vient cette idée? Bien qu’elles affirment être très actives sur Facebook et Instagram, les clients veulent connaître les prix des produits publiés. Le site donnera la possibilité d’acheter en ligne des bagues à plus de 1000$ et permettra au client de sélectionner le bijou et de le visualiser dans d’autres couleurs. La bague est ensuite envoyée par courrier au client qui peut faire la mise en grandeur dans une bijouterie de sa région. « On tombe de zéro vente en ligne à… on va voir! » affirme Michèle. La cible du site web? Le Canada et l’Europe, peut-être plus loin… « On a déjà des clients de France qui nous visitent ici depuis qu’ils nous ont trouvées sur Internet! »

Les deux entrepreneures ont choisi d’engager une firme externe qui programmera le site transactionnel de A à Z, selon les besoins de l’entreprise. Le nouveau site open source permettra toutefois à Audrée de faire elle-même la mise à jour sur le web, de modifier des bannières, d’ajouter des photos, par exemple.

Cette vitrine en ligne pourra ainsi les aider à élargir la part de ventes que leur rapportent les collections. « Pour l’instant c’est certain que 80% de nos ventes proviennent plutôt des clients qui viennent remodeler à leur goût des bijoux plus anciens, provenant d’un héritage par exemple. Nous avons développé une expertise à le faire mais nous souhaitons également lancer nos collections originales, dessinées sur une page toute blanche.»

Quelques exemples de transformations « avant-après » faites sur mesure par les joaillières de Flamme en rose

Approche marketing mixte

Confrontées à la croissance de leur entreprise, les entrepreneures, comme tant d’autres, font aussi face au défi de fidéliser leur clientèle. Alors que  la référence de clients constitue leur plus importante technique de fidélisation, le bouche à oreille est leur meilleure publicité, elles souhaitent également arriver à mettre en place un système de retour par courriel afin d’effectuer le suivi de leurs ventes. Cet aspect est prioritaire pour l’entreprise mais, difficile à réaliser maintenant par manque de temps.

Les entrepreneures ne comptent pas seulement sur le référencement d’anciens clients. Elles ont pris les devants pour mousser le référencement Web de leur marque. « Nous avons fait appel à des consultants pour nous aider à le faire ». Leur budget? 1500$ par mois pour AdWords et le référencement. Comme le dit Michèle : « Peu importe le montant, si ça t’en rapporte cinq fois plus : c’est bon! ». Leur site actuel est tout de même bien référencé : les entrepreneures affirment que le travail d’une journée d’un expert en référencement a permis au site Web d’apparaître dans les premiers résultats de recherche sur Google pendant une année.

Le référencement conjugué aux commentaires positifs sur les médias sociaux conduit un client sur deux vers les joaillières. « C’est un métier de confiance. […] les gens arrivent ici et notre réputation est déjà faite, ça vaut de l’or », nous dit Audrée en riant.

Défis à venir?

Leur plus grand défi sera sans doute de trouver un emplacement plus grand avec un espace dédié à la fabrication et un autre à la vente. Surtout que les ventes risquent de croître…Peut-être également un point de vente ailleurs à Montréal. « Dans nos choix on n’a pas de doute, on s’entend aussi à merveille […] On  se donne toujours des objectifs à long terme; je trouve ça super important d’avoir une vision! », lance Michèle.

Allez voir leur site : Flamme en rose

 Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à vos défis d’entreprise.

CHANGEMENTS IMPORTANTS APPLICABLES AUX PRODUITS EXONÉRÉS D’IMPÔT
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Le 1er janvier  2017, le gouvernement fédéral appliquera de nouvelles règles fiscales aux polices d’assurances vie et aux rentes émises après cette date. Plusieurs de ces modifications risquent de nuire à ceux et celles qui utilisent ces produits financiers comme véhicules fiscalement avantageux, notamment lorsqu’ils sont détenus par leur société par actions. En effet, il est courant pour les gens d’affaires incorporés d’injecter des liquidités additionnelles à l’intérieur de polices d’assurance vie exonérée d’impôt afin d’optimiser leur fiscalité, bonifier leur retraite et maximiser leur succession.

En plus de trente ans, l’espérance de vie des Canadiens s’est allongée et les rendements qu’ils peuvent espérer de divers placements ont diminué. Les changements visent à mieux refléter cette nouvelle réalité. Le gouvernement a aussi explicitement signifié sa volonté de voir les produits d’assurance être utilisés comme protection, plutôt que comme abri fiscal générant des rendements à l’abri de l’impôt.

Pour résumer succinctement les nouvelles règles, la capacité d’épargne à l’abri de l’impôt à long terme d’une police d’assurance vie exonérée d’impôt sera réduite. De plus, lorsque la police est détenue par une société par actions, les règles post-2016 augmenteront l’impôt payable par les héritiers sur le dividende provenant de la réception du capital décès.

Enfin, la portion imposable des rentes émises après le 1er janvier 2017 sera également augmentée. Tous ces changements annoncés, il va s’en dire, diminueront l’efficacité des planifications que nous mettons en place actuellement, de là le devoir d’information du conseiller envers son client.

DROITS ACQUIS…LIMITÉS

Des règles sur les droits acquis s’appliqueront aux polices et aux rentes établies avant le 1er janvier 2017. Pour bénéficier des règles actuelles, plus favorables aux gens d’affaires incorporés, il vous faut agir d’ici le 31 décembre prochain. Et portez attention à un écueil important : si vous êtes assuré en vertu d’un contrat d’assurance de type temporaire et que vous décidez de transformer tout ou partie de cette protection en assurance permanente après le 31 décembre 2016, votre police ne bénéficiera pas des droits acquis même si elle a été mise en vigueur avant le 31 décembre 2016. En effet, la transformation en assurance permanente doit avoir lieu avant le 31 décembre 2016 pour proter des droits acquis.

Coaching Financier TREK est un cabinet de services financiers qui propose aux gens d’affaires et aux professionnels des stratégies financières et fiscales pour les aider à optimiser la gestion de leur patrimoine. N’hésitez pas à communiquer avec nous pour savoir comment ces changements législatifs peuvent influencer votre   situation.

Par : Zarah Ross, Stratège de contenu chez Minimal

Zarah Ross, Stratège de contenu chez Minimal

À l’ère des nouveaux médias, le surplus d’information représente une arme à double tranchant. D’une part, nous avons plus que jamais le pouvoir de trouver l’information dont on a besoin pour faire un choix conscientisé, mais nous nous retrouvons rapidement envahis par une marée d’information souvent contradictoire. Plus encore, bien que les médiums de diffusions instantanés se multiplient, les messages nous parviennent dans l’immédiat, mais gagnent très rarement notre intérêt.

Gagner l’attention des usagers est devenu un processus parsemé de tensions paradoxales. On tente d’engager l’intérêt à travers des médiums qui désengagent l’utilisateur, on cherche à retenir l’attention à travers des réseaux qui promeuvent la distraction et on essaie de donner de la validité à nos propos dans un océan de contenu. Dans cette optique, l’inbound marketing (marketing entrant en français) se veut une réponse à cette transformation du comportement des usagers.

L’alignement entre contenu et usager

Alors que l’outbound marketing est la méthode de marketing qui prône de diffusion intempestive de contenu et qui cherche à interpeler son public directement en espérant de créer un engagement, l’inbound, essaie plutôt d’attirer le client potentiel en diffusant du contenu spécifiquement aligné avec les intérêts de l’usager afin de naturellement créer du partage, de la fidélisation et du plaisir. L’objectif de cette méthode est donc de faire émerger la cohérence entre le contenu et l’usager. Plusieurs firmes de marketing proposent ainsi des modèles simplifiés qui illustrent le parcours de l’usager d’abord étranger à une compagnie qui deviendra acheteur par le biais de blogues, infolettres, SEO, podcasts, vidéos et images qui produiront une expérience agréable pour l’utilisateur qui passera petit à petit d’un état d’ « attraction » à un état d’ « ambassadeur ».

L’inbound marketing : une stratégie cohérente avec le numérique

 Alors que les méthodes de marketing dites traditionnelles privilégiaient des médiums tels que la radio, télévision, revues, journaux et les panneaux d’affichage, les stratégies courantes misent de plus en plus sur pour connecter avec des clients potentiels. Cela dit, dans le cadre de la méthodologie d’inbound marketing, il est clair que le numérique constitue une plateforme optimale, car l’univers digital facilite le processus d’alignement en permettant de cibler rigoureusement le parcours, les habitudes et les intérêts de clients potentiels. Une fois ces données acquises, la stratégie inbound veut qu’on adapte le contenu diffusé en connaissance de cause. Cette adaptation à deux composantes, soit le médium et le message.

À l’ère du marketing numérique, le médium est toujours le message

Ainsi, le lien entre l’inbound marketing et le numérique nous ramène, semble-t-il, aux réflexions de Marshall McLuhan, théoricien de la communication pour qui « le Médium est le Message ». Cette phrase si simple et pourtant si complexe est pratiquement biblique pour quiconque a étudié les sciences humaines et sociales. Elle a été proposée par McLuhan en 1964 dans l’ouvrage Understanding Media: The extensions of man et mise de façon primordiale sur la manière dont les médiums, de l’imprimerie à la télévision, transforment le message, ce qui veut dire que le canal de communication utilisé constitue en fait le véritable message.

Comment composer avec ce stipula à l’ère du marketing numérique? Nous avons expliqué précédemment comment l’inbound met l’emphase sur le contenu—donc sur le message—alors que le marketing numérique mise principalement sur le médium. Ainsi, en mélangeant ces deux stratégies nous pouvons arriver à concilier d’une certaine manière certaines tensions entre les messages et leur médium. Que ce soit par l’entremise de Facebook, YouTube, Instagram ou Snapchat, une stratégie d’inbound marketing efficace aura pour objectif de repérer la manière par laquelle les réseaux choisis viendront imprégner le contenu diffusé.

L’inbound marketing n’est pas une fin, mais un moyen

Cette quête d’alignement est une démarche complexe puisqu’elle prend place dans un monde saturé de médias et par le fait même, saturé de messages qui ne ressemble aucunement à la réalité explorée par McLuhan en 1964. Il est de plus en plus évident que l’approche inbound est la mieux adaptée à cette époque de saturation médiatique puisqu’elle prend compte du fait que l’utilisateur est de plus en plus actif dans sa quête d’information. Cela étant dit, pour répondre à ces nouveaux défis, la méthode inbound doit être ancrée dans un processus introspectif en constant ajustement. Plus spécifiquement, le contenu doit être non seulement aligné avec les intérêts de l’utilisateur, mais aussi avec son outil de diffusion. Par exemple, puisque Instagram est un réseau qui prône la rêverie et l’image manucurée, la photographie qui y sera véhiculée ne sera pas la même que l’imagerie instantanée et ludique que demande un réseau tel que Snapchat.

En tant qu’agence de marketing numérique, Minimal conseille d’adopter une démarche qui constitue non seulement une recherche des réseaux de diffusion les mieux adaptés pour chacun de vos clients, mais aussi une analyse profonde de la manière dont le contenu est véhiculé par ces réseaux choisis.

Pour conclure, il s’agit d’adopter une posture réflexive et nuancée et de voir la technologie numérique et l’inbound non pas comme des fins en soit, mais plutôt des moyens par lesquels nous pouvons faire croître un service, une marque ou un produit.

À propos de Minimal :

Minimal est une agence de publicité numérique qui offre une approche pluridisciplinaire axée à la fois sur le design, la création de contenu et les technologies. Nous priorisons au quotidien une méthodologie pull par le biais d’interfaces numériques. Si, dans un premier temps, nous misons sur des stratégies qui visent à faire venir les usagers vers nos clients plutôt que d’aller les chercher, nous choisissons ensuite de demeurer réceptifs aux changements constants qui marquent l’univers digital.

Références :

« HubSpot Inc. – HubSpot Reports Strong Q4 and Full Year 2015 Results », sur ir.hubspot.com

« Qu’est ce que l’Inbound Marketing ? » sur www.hubspot.com

« Les Buyer Persona, fondements de la méthodologie Inbound Marketing »

Basu, Dev (June 29, 2011). « Inbound marketing: The customer finds you ». The Globe and Mail.

« The Medium is still the Message-Revisiting McLuhan’s prophecies on his 100th » sur www.marketingmag.ca

 Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à défis d’entreprise.

07
sept

C’est sur Internet….donc c’est gratuit?

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Un article écrit par Frédéric Letendre, associé, avocat et agent de marques de commerce chez YULEX

Ça y est, vous vous êtes lancé dans le fascinant monde des médias sociaux! La semaine dernière, vous avez mis en ligne vos pages professionnelles Instagram et Facebook.  Tout y est : de bons textes, de belles photos, des vidéos percutants et un look and feel impeccable.    Seule ombre au tableau, hier, vous avez reçu une mise en demeure de Getty images, car trois photos que vous utilisez le sont sans les licences appropriées.  En fait, vous utilisez illégalement ces trois photos. Getty pourrait donc obtenir un jugement contre votre entreprise (p.ex. voir un cas réel à La Facture).  Que faire pour éviter cette situation?

Les images, photographies, textes, vidéo, logiciels ainsi que la musique sont des œuvres de droits d’auteur. L’utilisation de ces contenus est donc régie par la Loi sur le droit d’auteur (la « Loi »).  Il existe deux manières d’utiliser un contenu au nom d’une entreprise : (i) vous êtes propriétaire des droits ou (ii) vous bénéficiez d’une licence.

La Loi prévoit que la personne qui crée l’œuvre (l’auteur) en est le premier propriétaire des droits (p.ex. la rédactrice pigiste que vous engagez pour écrire vos textes conserve la propriété des textes) et ce, malgré qu’elle soit payée ou non.  Votre entreprise pourra acquérir les droits d’auteur d’une telle œuvre en faisant signer à l’auteur une cession (c.-à-d. une vente) de droits.  Par ailleurs, votre entreprise sera également propriétaire des droits d’auteur si l’auteur est votre employé et non votre sous-traitant, comme dans l’exemple de la rédactrice.

La Loi prévoit également que vous pouvez « louer » les droits d’auteur au lieu de les acheter, c’est-à-dire que vous pouvez obtenir une licence d’utilisation (l’exemple de Getty Images).  La Loi permet au titulaire d’autoriser un tiers à utiliser ses contenus à certaines conditions.  La licence prévoira généralement une durée (p.ex. 2 ans), un territoire (p.ex. île de Montréal), un usage précis (p.ex. site Internet et emballage), une rémunération (p.ex. 150$/an), etc.

Ceci étant dit, préalablement au lancement, afin de pouvoir utiliser des contenus dans vos médias sociaux (et partout ailleurs), vous devrez minimalement vous assurer :

  1. d’être propriétaire des droits d’auteurs : l’auteur sera soit votre salarié ou, dans le cas de sous-traitants, l’auteur du contenu ou sa société aura signé une cession des droits d’auteur en votre faveur ainsi qu’une renonciation aux droits moraux. Idéalement, vous auriez des contrats d’emploi signés prévoyant la cession des droits de propriété intellectuelle en votre faveur; ou
  2. de détenir une licence vous permettant d’utiliser les contenus comme vous le souhaitez. Bien qu’une licence ne doit pas obligatoirement être écrite et signée, vous aurez tout avantage à convenir par écrit des conditions d’utilisation des contenus.  Dans le cas de banques d’images (p.ex. Getty Images ou Pixabay), les licences sont toujours écrites; il ne faut que déterminer avec précision ce que vous voulez en faire, respecter les limites des licences et payer les droits appropriés, le cas échéant;
  3. d’obtenir de vos graphistes et agences une preuve que vous pouvez utiliser les images qu’ils ont placés sur vos médias sociaux et sites Internet (p.ex. une copie de la licence ou de la facture).  Au final, c’est vous qui recevrez la mise en demeure s’ils n’ont pas obtenu les licences appropriées;
  4. généralement, de ne pas publier ou permettre que l’on publie sur vos médias sociaux n’importe qu’elle image prise sur Internet ou ailleurs sans l’autorisation du titulaire des droits sur cette image. Lorsque c’est possible (p.ex. votre site Internet), vous publierez les politiques d’utilisation de votre site ou de votre blogue qui contiendraient ce type de restriction.  Les Facebook et Instagram de ce monde ont et appliquent ce type de politiques.  Le non-respect de ces politiques pourraient entrainer la fermeture de vos pages.

En gros, ce n’est pas parce que c’est sur Internet et facilement copiable que vous pouvez sans conséquence utilisez les images qui s’y trouve!

À propos de YULEX :

YULEX offre aux entrepreneurs et à leurs entreprises, tant au stade de démarrage, de croissance que de maturité, des services juridiques stratégiques, pragmatiques et accessibles en droit des affaires, de la propriété intellectuelle et des technologies, aussi bien localement qu’internationalement.

 

 

 

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à défis d’entreprise.

 

Un article écrit pas Bruno Provencher-Bordeleau, Avocat chez YULEX

Le commerce numérique offre la possibilité de personnaliser l’expérience de vos clients de manières qui sont hors de la portée d’un commerce exclusivement « bricks-and-mortar » (pignon sur rue). Les technologies de l’information permettent de suivre à la trace un consommateur lors d’une visite sur un site Web, pendant l’utilisation d’une application mobile et même durant une séance de magasinage dans un commerce physique. Il existe plusieurs façons de tirer profit de ces informations : envoyer un courriel au meilleur moment de la journée, montrer la publicité la plus efficace, concentrer ses efforts sur les clients les plus payants ; autant de facteurs qui font la différence entre une vente conclue (une « conversion » dans le jargon du commerce en ligne) et un clic gaspillé.

Si l’Internet facilite l’échange et l’enregistrement d’informations à propos des consommateurs, vous n’êtes pas nécessairement autorisé à recueillir et utiliser toute l’information disponible, du moins, pas sans demander d’abord la permission! La vie privée des individus, et notamment celle des internautes, est notamment encadrée au Québec par la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et par la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Chacune de ces lois pourrait s’appliquer à vos activités en ligne et comme elles produisent des effets semblables, nous les désignerons collectivement les « LPRP ». Notez bien qu’en matière de protection des renseignements personnels, il faut éviter de s’inspirer trop largement des pratiques américaines, étant donné qu’aux États-Unis, il n’existe pas comme ici une règlementation obligatoire en matière de protection des renseignements personnels qui s’applique à toutes les entreprises privées.

Qu’est-ce qu’un renseignement personnel ?

La définition est très large. Pratiquement tous les éléments d’information qui concernent un individu sont susceptibles d’être considérés comme des renseignements personnels. Cela inclut évidemment le nom et l’adresse courriel, mais aussi des caractéristiques pouvant être associées à un individu, telles que ses habitudes de navigation, une opinion à son sujet et dans certaines circonstances l’adresse IP de son ordinateur. Même les informations dites « anonymes » sont parfois assimilées à des renseignements personnels s’il est possible de découvrir l’identité des personnes visées à partir de renseignements accessibles au public.

Comment éviter les ennuis ?

Afin de respecter les exigences des LPRP, il faut de manière générale obtenir le consentement des individus avant de recueillir, utiliser ou communiquer à d’autres organisations des renseignements à leur sujet et adopter une attitude responsable à l’égard de la vie privée. Voyons voir comment y arriver :

Consentement

Dans l’univers numérique, le consentement s’obtient la plupart du temps au moyen d’une Politique de confidentialité, document plus souvent qu’à son tour accepté sans être lu, mais qui est très important afin de se conformer aux LPRP. Selon la sensibilité des renseignements que vous désirez recueillir ou de l’usage que vous désirez en faire, il pourrait être préférable de consulter un conseiller juridique à propos du contenu d’une telle politique. Des chercheurs de l’Université de Montréal offrent toutefois un bon point de départ avec le Générateur de politique de confidentialité.

Responsabilité

Une attitude responsable passe avant tout par l’élaboration d’une procédure interne sur le traitement des renseignements personnels qui sont sous le contrôle de votre entreprise et par la désignation d’une personne chargée de recevoir et de donner suite aux requêtes et plaintes des consommateurs en matière de vie privée. Une bonne pratique consiste à établir une adresse courriel dédiée aux questions touchant la vie privée, souvent sous la forme suivante : vieprivee@votredomaine.com, et à nommer un individu en particulier pour en assurer la gestion. Vous avez également l’obligation d’assurer la sécurité des renseignements personnels détenus par votre entreprise et des modifications législatives devant entrer en vigueur prochainement exigeront de déclarer certains bris de sécurité affectant ces données.

Quelques précautions sont de mise pour éviter les conséquences d’une infraction aux LPRP. Pour obtenir plus d’information, consultez le Guide à l’intention des entreprises et des organisations publié par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

À propos de YULEX :

YULEX offre aux entrepreneurs et à leurs entreprises, tant au stade de démarrage, de croissance que de maturité, des services juridiques stratégiques, pragmatiques et accessibles en droit des affaires, de la propriété intellectuelle et des technologies, aussi bien localement qu’internationalement.

 

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’initiative Succès-Numérique. Rendez-vous sur le site pour trouver d’autres solutions numériques à défis d’entreprise.

 

07
sept

Entrevue avec Hicham Ratnani, co-fondateur et chef des opérations de la très cool marque montréalaise

 

À  quand remonte votre passage au SAJE?

C’était en 2010-2011, dans les tout débuts. On avait une idée, un plan d’affaires, un peu de ventes, on ne s’appelait pas encore Frank + Oak. Le SAJE  trouvait qu’on avait un plan d’affaires qui se démarquait et il a cru en nous. Le SAJE a été l’une des premières organisations à nous appuyer.

(Frank + Oak a aujourd’hui 15 points de vente et plus de 200 employés. La marque vient tout juste d’attaquer le marché des vêtements pour femmes avec une nouvelle collection qui sera lancée sous peu.)

Qu’est-ce qui fait le succès de Frank + Oak?

On veut être la marque et l’entrepreneur à la fois! Nous voulons faire partie de la génération créative et s’adresser à elle.  Cette génération pense et achète différemment. Frank + Oak répond à ses valeurs par les canaux technologiques que la marque utilise mais aussi par son authenticité et son accessibilité.

On arrive avec la bonne approche, au bon client et on l’a fait au bon moment, celui de l’avènement du commerce électronique encore peu présent au Québec.

On veut être un pionner dans tout ce qui est commerce multicanal. On est né en ligne : notre approche technologique est au cœur de notre expérience cliente mais cela ne nous empêche pas d’avoir pignons sur rue ou d’offrir une expérience personnalisée.

Comment ce trait de caractère techno-branché prend-t-il forme?

Notre application pour appareils mobile offre des images et vidéos en haute résolution. Elle permet à la majorité des citadins de Montréal ou Toronto et Vancouver la possibilité de commander un vêtement et de le recevoir en moins de 2h. Cette ADN numérique se définit par beaucoup de choses que les clients ne voient pas. Notamment au niveau de la logistique de transport et retour de la marchandise qui est des plus efficaces.

Nous avons un concept de styliste en ligne. On peut suggérer, choisir des vêtements pour les clients. Ce service est aussi offert en magasin et même agrémenté par un service de barbier et un coin café-bouchées.

(C’est très pratique pour les gars qui n’aiment pas magasiner : styliste et barbier sous un même toit…rires )

Comment choisissez-vous les outils numériques pour mieux travailler et mieux vendre?

Chez Frank + Oak, on a élaboré nos propres outils technologiques, on a investi dans une équipe de développement.  Mais pas pour tout.  Par exemple, pour la gestion de commande nous faisons appel à Magento, une solution que je ne recommanderais pas nécessairement pour les startups. Il y a des outils plus simples pour créer des sites Web et faire des transactions, le Square space ou Shopify sont plus abordables. Mais ces solutions donnent l’infrastructure sans inclure le marketing ni la gestion complètes des opérations. En grandissant, il est possible d’investir davantage dans des solutions complètes ou encore mieux, d’investir dans des équipes de développement pour maximiser les possibilités.  Mais quand on est une startup, il faut souvent y aller avec la quantité, c’est-à-dire les outils qui seront facilement utilisés par tous. Car il est facile de perdre aujourd’hui dans la mer de produits et services offerts aux entreprises.

Le service personnalisé de stylisme sur la site e-commerce de Frank+Oak.

On fait des gaffes chaque jour. Et c’est ça le but! Mais on apprend et on réussit à s’améliorer. J’encourage les entrepreneurs à tester, puis réajuster le tir. Les outils qui existent nous permettent d’apprendre tellement plus vite. On se lance souvent dans l’inconnu avec la motivation de l’amélioration constante de l’expérience client que nous voulons offrir. Je dis souvent à mes employés : l’expérience du client doit être magique! On essaie de le surprendre avec des offres, surprises.

Il y a tellement d’outils disponibles sur le marché en ce moment. Notre philosophie : l’outil fait une chose mais il faut structurer nos données pour faire sortir les bonnes analyses. Beaucoup d’outils promette de révolutionner sauver le monde, mais la réalité est que c’est l’utilisateur derrière qui reste l’élément clé. Comment va-t-il par exemple, interpréter des données.

Qu’en est-il justement des données que vous amassé?

On utilise ces données pour améliorer l’expérience ultime du client. Mais aussi pour améliorer notre travail. On a les outils de mesure de conversation des internautes en client, des données sur  le trafic web, sur les items favoris au panier, des métriques assez standards. On en amasse beaucoup et nos données sont très bien organisées.

Chaque industrie a ses métriques clés! Avec l’agilité du numérique,  on y a accès en temps réel pour pouvoir agir et se repositionner rapidement.

Mais si on fait une erreur, ça se saura rapidement en raison d’une forte présence en ligne notamment sur les médias sociaux. Par contre, cela nous permet aussi de réagir très rapidement avec une vraie transparence sociale. Les médias sociaux sont très importants ; c’est là que la nouvelle génération passe sa journée!

Une présence en ligne est certes indéniable mais chaque doit trouver sa formule, sa sauce selon ses objectifs. Dans le vêtement comme en entrepreneuriat il n’y a pas de « One size fits all ».

La technologie ce n’est pas seulement intégrer des outils, je dirais que c’est intégrer au sein de l’entreprise et son personnel,  la philosophie d’innover, la volonté d’apprendre constamment et de savoir bouger vite, décider très rapidement. L’entrepreneuriat c’est beaucoup ça, non? »

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Article écrit dans le cadre de l’initiative Succès-numérique, un site web pour s’inspirer, s’informer et se former pour l’intégration de solutions numérique sen affaires.